Ces pratiques ont été constatées en Algérie, Afghanistan, Mali, Syrie, Irak…
Les islamistes continuent de massacrer des chrétiens au Nigeria
Le massacre perpétré dans deux villages de l'ouest du Nigeria a fait au moins 162 personnes tuées mardi 3 février. C'est l'un des pires de ces dernières années dans le pays. Les enlèvements et les détentions arbitraires sont devenus des pratiques répandues, voire systématiques, au Nigéria. Des dizaines de personnes ont été kidnappées, dont des prêtres catholiques et des imams. Les islamistes ne font aucune distinction. Ils s'en prennent à toutes les personnes qui ne sont pas d'accord avec ces barbares. Des ravisseurs islamistes, sans doute des éléments du groupe terroriste Boko Haram, qui sévit dans le pays depuis de nombreuses années.
Par Karim Maloum
Publié le 9 février 2026

Chaque jour, des chrétiens sont tués au Nigeria par des jihadistes, qui incendient des maisons et des églises, dans un silence de la communauté internationale.
Les islamistes sont tous les mêmes. Chaque jour, des chrétiens sont tués au Nigeria par des jihadistes, qui incendient des maisons et des églises, dans un silence quasi total de la communauté internationale. C’est l’un des pires massacres commis au Nigeria, depuis plusieurs mois : au moins 162 personnes ont été tuées mardi 3 février dans le petit village de Woro, situé dans l’État de Kwara au centre ouest du pays.
Selon plusieurs sites nigérians, les assaillants seraient arrivés à 17 heures sur des mobylettes, encerclant le village. «Ils tiraient au hasard dans toutes les directions pour que personne ne puisse s’échapper. Ceux qui essayaient de fuir étaient abattus et ceux qui se sont rendus ont été rassemblés dans le palais royal où ils ont été ligotés puis tués», racontera un témoin du drame au site Nigerian News Direct. La suite relève du carnage. Ces pratiques ont été constatées en Algérie, Afghanistan, Mali, Syrie, Irak…
Des dizaines de personnes ont été kidnappées dans les attaques de plusieurs localités du sud de l’État de Kaduna, dans le nord du Nigeria, une zone à majorité chrétienne où plus de 180 personnes avaient été enlevées en janvier après l’attaque de trois églises.
Le président du Nigeria a ordonné le déploiement de l’armée dans une zone du centre-ouest où une attaque a fait au moins 162 morts, le 3 février, un des pires massacres dans le pays depuis plusieurs mois. Bola Tinubu a accusé les jihadistes de Boko Haram d’en être responsables.
Le chef de l’État « a ordonné le déploiement d’un bataillon de l’armée dans la circonscription de Kaiama, dans l’État de Kwara, où les terroristes de Boko Haram ont tué pendant la nuit des villageois sans défense à Woro », dans une attaque « lâche et bestiale », selon un communiqué de la présidence diffusé le 4 février.
Le même jour, les États-Unis ont confirmé l’envoi d’une équipe de militaires
La réaction des États-Unis n’a pas tardé. Le même jour, Dagvin R. M. Anderson, le général chargé du commandement états-unien pour l’Afrique (Africom) a déclaré à la presse qu’une “petite” équipe de militaires avait été déployée sur place. Officiellement, cette équipe doit apporter “des compétences uniques, afin de renforcer les efforts déployés par le Nigeria depuis plusieurs années” en matière de lutte contre les terroristes.
Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), affilié à Al-Qaïda, a affirmé en octobre avoir mené sa première attaque sur le sol nigérian dans cet État, tout près de Woro.
Les autorités du Nigeria sont confrontées à des attaques fréquentes des djihadistes
Depuis décembre 2009, les autorités du Nigeria sont confrontées à des attaques fréquentes des djihadistes. Dans des zones de non-droits où les islamistes terrorisent les habitants, des groupes criminels lourdement armés font parfois des enlèvements pour obtenir des rançons.
D’après plusieurs médias africains et occidentaux, l’identité des ravisseurs – groupes jihadistes ou bandes criminelles – demeure inconnue. Pour d’autres, les islamistes ont aussi infiltré ces groupes appelés localement « bandits ».
Le vendredi 21 novembre, 315 personnes, soit 303 élèves et 12 enseignants, ont été enlevées par des hommes armés, sans doute des islamistes, dans une école catholique. Selon une organisation chrétienne locale, 50 personnes ont réussi à s’échapper de leurs ravisseurs, et environ 265 personnes sont toujours entre les mains de leurs ravisseurs.
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