La petite fille et les monstres
Neuf mois, c’est le temps que prend une mère pour porter son enfant avant de le mettre au monde ; neuf mois, c’est le temps que prend le parquet d’Auch pour ne pas porter de convocation à l’immonde. Une vie, c’est le temps qu’a pris un monstre à Lyhanna.
Par Marc Hellebroeck
Publié le 8 juin 2026

La mort par meurtre d’une enfant ne peut pas être assimilée au simple « dysfonctionnement » d’une machine à laver ou d’une télévision !
La jeune Lyhanna, 11 ans, avait disparu le 29 mai dernier à Fleurance, dans le Gers. Peu après, un suspect dénommé Jérôme Barella était mis en examen pour enlèvement et séquestration. Le 4 juin, on retrouvait un corps d’enfant à quelques kilomètres de Fleurance. Le 5, ce corps était identifié comme celui de Lyhanna.
Quant au suspect, voici ses antécédents (connus à ce jour… ) :
– en 2017, signalement pour une relation avec une jeune fille de 17 ans. Procédure classée sans suite.
– en 2021, licencié d’un lycée pour attitude inappropriée avec une élève mineure.
– en 2022, une première plainte pour viol sur mineure. Procédure classée…devinez quoi ? Sans suite, évidemment !
-en août 2025, une seconde plainte pour viol sur mineure. « Enquête en cours », selon le parquet d’Auch qui, au moment du meurtre de Lyhanna – soit neuf mois après le dépôt de plainte ! – n’avait toujours pas jugé opportun d’auditionner ledit Barella.
Neuf mois, c’est le temps que prend une mère pour porter son enfant avant de le mettre au monde ; neuf mois, c’est le temps que prend le parquet d’Auch pour ne pas porter de convocation à l’immonde. Une vie, c’est le temps qu’a pris un monstre à Lyhanna.
Une enfant est morte ? La justice sort le joker « manque de moyens » !
Fidèle à son habitude d’irresponsabilité totale, le corps judiciaire invoque déjà le sempiternel manque de moyens. Et effectivement, c’est un fait indiscutable que la justice manque de moyens ! Il semblerait même qu’à l’ère du numérique, certaines pièces du dossier du suspect aient été transmises par courrier postal, sans doute parce que le pigeon voyageur du tribunal était en RTT… Mais si la justice manque de moyens dans la France du « Mozart de la finance », c’est aussi le cas de tous les autres services publics, de l’hôpital à l’école en passant par l’armée. On ne peut pas donner des dizaines de milliards au gouvernement corrompu ukrainien, ou soigner gratuitement par l’Aide Médicale d’État d’innombrables migrants irréguliers qui ne cotisent pas un centime, sans grever lourdement le budget de la France.
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Nonobstant, force est de constater que lorsqu’il s’agit des agriculteurs, le système judiciaire se révèle tout à coup capable de mobiliser des moyens considérables et disproportionnés : ainsi, parce qu’ils s’opposaient au Mercosur mortifère pour leur activité, une quarantaine de militants syndicalistes agricoles de la Coordination Rurale du Gers ont été convoqués par le parquet d’Auch ; ce même parquet qui n’a jamais trouvé une seule minute, en neuf mois, pour interroger celui qui allait devenir le suspect du rapt et du meurtre de la petite Lyhanna (1). Il semblerait que pour les européistes xénocrates qui nous gouvernent, un agriculteur partisan de la souveraineté alimentaire est estimé bien plus dangereux qu’un présumé pédophile multirécidiviste. La vie d’une enfant française vaudrait-elle moins que l’importation d’un steak de bœuf brésilien saturé d’hormones de croissance, pour qu’on la sacrifie sur l’autel du dieu-marché néolibéral ?
Autres exemples (2) ( 3) : quand la justice envoie 175 gendarmes ou carrément des blindés pour abattre des troupeaux de bovins – y compris les animaux sains – au nom d’un absurde règlement européen ; elle n’envoie…personne quand Jérôme Barella, déjà impliqué dans plusieurs affaires avec des mineures, est soupçonné une seconde fois d’avoir violé une fillette ! Bref, tandis que les agriculteurs qui nous nourrissent et veulent juste vivre décemment de leur travail sont traités à la manière d’une armée ennemie, un potentiel pédophile est considéré comme…comme quoi en fait, pour bénéficier d’un tel totem d’immunité au Koh Lanta de la justice ?
Imaginons cependant que les moyens de la justice soient multipliés : il n’est même pas certain que cela préserverait les mineurs des prédateurs pédophiles… En effet, un animateur du périscolaire parisien, convaincu d’avoir agressé sexuellement rien de moins que neuf enfants, vient tout juste d’être condamné à…ne pas passer un seul jour enfermé en prison (4) ! Quelle différence entre laisser en liberté un pédophile du Gers sans le poursuivre et condamner un pédophile parisien pour ensuite le laisser en liberté ?
Une enfant est morte ? Les politiques sortent le joker « dysfonctionnement » !
Le président de la République et son garde des Sceaux martèlent en chœur que le meurtre de Lyhanna serait dû à un « dysfonctionnement ». « Dysfonctionnement », c’est l’élément de langage sélectionné pour euphémiser l’horreur de ce qui s’est produit et pour diluer, « en même temps », les responsabilités de l’exécutif dans ce drame qui aurait pu – qui aurait dû – être évité.
Sauf que la mort par meurtre d’une enfant ne peut pas être assimilée au simple « dysfonctionnement » d’une machine à laver ou d’une télévision ! Évoquer la mort d’une petite fille comme si on parlait de la défectuosité d’un appareil électro-ménager montre à quel degré de dégénérescence morale et anthropologique en sont arrivées nos pseudo-élites politiques. Lyhanna était un être humain, elle avait une famille et elle représentait la promesse d’un avenir.
S’ils avaient une once d’empathie et la moindre trace d’une quelconque dignité, Emmanuel Macron et Gérald Darmanin démissionneraient, se couvriraient le visage de honte et partiraient très loin en exil pour mener une vie d’ermite et de mortifications dans le dénuement le plus total.
Le ministre de la justice, toujours lui, s’est également déclaré « terrifié » par ces prétendus « dysfonctionnements » de la chaîne judiciaire. Mais qui est le premier maillon de cette chaîne judiciaire, sinon lui-même ? Où l’on constate que Mr Darmanin est donc « terrifié » par sa propre impéritie ! On en rirait volontiers si le sujet n’était pas aussi tragique…
Enfin, il envisage des sanctions si, après enquête administrative, des défaillances étaient pointées (5). A cet égard, on peut déjà affirmer avec certitude que malgré les rodomontades de Mr Darmanin, nul magistrat ne sera sanctionné pour d’éventuels manquements professionnels suite à la mort de Lyhanna. Pour faire retomber l’indignation de l’opinion publique, il y aura éventuellement quelques mutations, mais aucun personnel de justice ne sera licencié pour faute lourde. Aucun.
En effet, aujourd’hui, ce sont les juges qui se sont arrogé le pouvoir exorbitant de désigner qui est légitime ou pas pour se présenter à l’élection présidentielle. Pour François Fillon, c’était « non » ; pour Marine le Pen, c’est également « non » pour le moment ; tandis que pour Jean-Luc Mélenchon, c’est « oui » (6). Et Mr Darmanin voudrait nous faire accroire qu’il exerce un quelconque contrôle sur les juges et qu’il est en mesure de les sanctionner en cas de défaillance grave ! Quelle farce ! Heureusement que le ridicule ne tue pas ! D’ailleurs, même si ledit ridicule tuait, il se trouverait probablement des magistrats pour le laisser en liberté…
La France serait-elle « pédophilophile » ?
Un fossé s’est désormais creusé entre l’institution judiciaire et une majorité du peuple français. Ce fossé est devenu une fosse, une fosse comme les tombes de Thomas, de Socayna, de Lola, de Philippine, de Mathis, d’Elias et de tous les autres enfants français assassinés par des prédateurs que les pouvoirs exécutif et judiciaire n’ont pas mis hors d’état de nuire, alors que c’est leur tout premier devoir.
Quand ce que certains politiques prétendent être des « dysfonctionnements » devient la règle, quand des magistrats incriminent le « manque de moyens » au lieu d’incriminer les criminels, quand la pédophilie est gérée par l’institution judiciaire avec une telle désinvolture et commentée par l’exécutif avec un tel détachement ; alors, cela signifie que la justice n’est plus rendue au nom du peuple français, mais contre le peuple français. Aujourd’hui, non seulement les français n’ont plus confiance en une justice qui n’est plus leur justice, mais beaucoup la perçoivent désormais comme hostile aux victimes et laxiste, voire bienveillante, à l’égard des criminels.
Ainsi, l’affaire en cours des animateurs du périscolaire à Paris (7) : après 16 gardes à vue (pour le moment… ), 13 ont été levées et 3 personnes ont été présentées à un magistrat. Or, si un pédo, c’est un pédo ; trois pédos, c’est un réseau… Pourtant, ce qui devrait constituer un scandale d’envergure nationale mobilisant élus, justice et médias, demeure largement ignoré par les politiques, sous-estimé par les magistrats et relégué après la météo et le foot par les journalistes. Pourquoi cette omerta ?
Il appartiendra au prochain président de la République de faire procéder à un audit approfondi du système judiciaire français, afin de remonter aux sources de ce qui est désormais perçu par l’opinion publique comme une mansuétude quasi-institutionnelle de la justice à l’égard des pédophiles. Et ce prochain président devra faire de la protection de l’enfance une cause nationale avant que des parents endeuillés et n’ayant absolument plus rien à perdre – puisqu’ils auront déjà tout perdu avec la mort de leur enfant – ne se chargent eux-mêmes de rendre la justice d’une manière expéditive.
De la survie de l’espèce et des mesures à prendre pour l’assurer
Dans toutes les espèces animales, la survie de l’espèce impose de protéger les petits : c’est la priorité biologique absolue, quel qu’en soit le prix. Ainsi, l’araignée Stegodyphus lineatus pratique la matriphagie, c’est-à-dire qu’elle se sacrifie en se laissant dévorer vivante par sa progéniture afin d’assurer cette survie de l’espèce. Une espèce animale qui ne protégerait pas sa descendance est vouée à la disparition. Notre société – qui laisse ses enfants à la merci de prédateurs en liberté – est donc une société qui a délibérément fait le choix de mourir.
Nous, parents, si nous persistons à ne pas exiger de sanctions infamantes à l’égard des magistrats et des politiques qui ont une part de responsabilité dans le viol et la mort d’enfants français, c’est que nous valons infiniment moins que les araignées Stegodyphus lineatus.
Quant aux différents intervenants de la chaîne judiciaire qui n’ont pas pris au sérieux le profil très inquiétant de Jérôme Barella et qui ont « classé sans suite » les procédures le concernant, ils viennent de découvrir qu’il y a finalement eu une « suite » : cette suite, c’est la mort d’une petite fille, une mort peut-être précédée d’un viol. Et ils vont désormais devoir vivre avec cela.
L’individu qui a tué Lyhanna, quant à lui, a condamné la famille de sa victime à la souffrance à perpétuité. Aucune sanction pénale ne sera jamais à la hauteur du crime de cet assassin. Même le rétablissement de la question médiévale – ce qui signifierait torturer à mort ce monstre meurtrier – serait insuffisant pour compenser la vie perdue de cette petite fille. C’est pourquoi la décence et la simple logique biologique de préservation de notre espèce commandent de faire disparaître au plus vite le corps et la mémoire d’un homme qui n’est plus un homme, d’un homme qui, par ses actes, s’est lui-même retranché de l’humanité.
La pédophilie ne se soigne pas. Elle se traite : avec 4 murs à vie en attendant 4 planches pour l’éternité.
Il n’y a pas de pardon ou de rédemption possibles pour celui qui viole et qui tue un enfant.
Ni pour ceux qui ont laissé faire ça.
M. H.
(1) https://www.facebook.com/reel/26376647062010284
(3) Colère des agriculteurs en Ariège : des blindés de la gendarmerie aperçus sur place
(6) Les deux partis (RN et LFI) ont été suspectés d’avoir détourné les fonds européens destinés aux assistants parlementaires pour rémunérer des permanents. Des condamnations ont été prononcées en 2025 à l’encontre du RN (avec Marine le Pen, notamment, frappée d’inéligibilité), tandis que l’instruction s’est clôturée sans mise en examen de LFI et de Jean-Luc Mélenchon.
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