Pas de baisses des taxes envisagées en France
Guerre au Moyen-Orient : le prix du gaz européen bondit de 35 % après des frappes au Qatar
Le conflit entre dans son 20e jour et les combats ne faiblissent pas. Les attaques visent désormais des ressources énergétiques au Qatar, provoquant l'ire et les menaces de Donald Trump. Le prix du gaz européen s'est envolé de 35 %, jeudi, après des frappes contre des infrastructures énergétiques au Moyen-Orient, et en particulier une attaque de l'Iran visant le plus grand site de production de gaz naturel liquéfié du monde, au Qatar.
Par Karim Maloum
Publié le 19 mars 2026

Les frappes militaires américaines et israéliennes contre l’Iran, lancées le 28 février 2026, ont de sérieuses répercussions sur les marchés de l’énergie.
Malgré les hausses répétées des prix du gaz et du pétrole, le gouvernement français n’envisage pas à ce stade de baisser les taxes sur les carburants, a indiqué jeudi sa porte-parole. Le budget des Français commence à être affecté par la guerre au Moyen-Orient.
Les frappes militaires américaines et israéliennes contre l’Iran, lancées le 28 février 2026, ont de sérieuses répercussions sur les marchés de l’énergie. Depuis le début du conflit, les prix du gaz et du pétrole ont augmenté de manière significative.
Le prix du gaz européen s’est envolé de 35 % jeudi, après des frappes contre des infrastructures énergétiques au Moyen-Orient, et en particulier une attaque de l’Iran visant le plus grand site de production de gaz naturel liquéfié (GNL) du monde, au Qatar.
Peu après 8h, le prix du TTF néerlandais, référence sur le marché européen, bondissait d’environ 30%, à 72,45 euros le mégawattheure (MWh).
La compagnie énergétique publique du Qatar a notamment fait état jeudi de «dommages considérables» sur le complexe gazier de Ras Laffan, après de nouvelles attaques de missiles à l’aube sur ce site clé, attisant les craintes pour l’approvisionnement énergétique international.
Le Qatar est le deuxième exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL)
La compagnie énergétique publique QatarEnergy a rapporté, dans un communiqué, que le site de Ras Laffan, au nord du pays, «a été ciblé par des tirs de missiles» mercredi soir. «Des équipes d’intervention d’urgence ont été déployées immédiatement pour maîtriser les incendies qui en ont résulté, des dégâts considérables ayant été causés», a ajouté la société, précisant qu’aucune victime n’avait été signalée.
Doha a précisé un peu plus tard que tous les incendies sur ce site étaient « maîtrisés », ajoutant qu’aucun blessé n’est à déplorer et que les opérations de refroidissement et de sécurisation se poursuivent.
Le Qatar est le deuxième exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL) derrière les États-Unis et Ras Laffan son principal site de production de GNL.
Pas de baisses des taxes envisagées en France
Les frappes militaires américaines et israéliennes contre l’Iran, lancées le 28 février 2026, ont de sérieuses répercussions sur les marchés de l’énergie. Le gouvernement français n’envisage pas à ce stade de baisser les taxes sur les carburants, a indiqué jeudi sa porte-parole.
« Le scénario d’une baisse des taxes n’est pas envisagé à l’heure où on se parle. En revanche, on entend les difficultés par exemple sur la trésorerie » de différents secteurs comme les transporteurs ou les pêcheurs, reçus tour à tour à Bercy, a affirmé sur BFMTV la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, tout en expliquant que le gouvernement n’avait « plus les moyens du quoi qu’il en coûte ».
L’Europe est particulièrement dépendante des importations de GNL depuis qu’elle a tourné le dos au gaz naturel russe à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
L’Iran a menacé mercredi soir d’intensifier ses frappes sur les infrastructures énergétiques dans le Golfe si son propre secteur énergétique était de nouveau visé, après l’attaque contre des installations iraniennes du site gazier de South Pars, partagé avec le Qatar.
Une raffinerie saoudienne touchée à son tour par un drone
Un drone s’est abattu sur la raffinerie saoudienne de Samref, située dans la zone industrielle de Yanbu, sur les rives de la mer Rouge, et « l’évaluation des dégâts est en cours », a indiqué jeudi matin le ministère saoudien de la Défense.
Le ministère avait affirmé plus tôt sur X avoir intercepté un missile balistique visant le port de la ville. La raffinerie de Samref est détenue par le géant pétrolier saoudien Aramco et Mobil Yanbu Refining Company Inc., une filiale d’ExxonMobil.
Une deuxième raffinerie incendiée au Koweït après une attaque de drone
Une deuxième raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït a été incendiée après une attaque de drone, a indiqué jeudi le ministère koweïtien de l’Information.
«L’une des unités opérationnelles de la raffinerie de Mina Abdullah, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible d’une attaque de drone, provoquant un incendie sur le site», a dit le ministère sur X.
L’autre raffinerie de la compagnie, celle de Mina Al-Ahmadi, a elle aussi été touchée un peu plus tôt par un drone, qui a provoqué un incendie.
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