Déserts médicaux : un dispositif coercitif peut-il vraiment être la solution ?

La proposition de loi du député socialiste Guillaume Garot dont l’objectif est de lutter contre les déserts médicaux, présentée ce 6 mai pour examen à l'Assemblée nationale, a provoqué de vives réactions parmi les médecins libéraux et les étudiants en médecine, entraînant une grève nationale le mardi 29 avril.

Par Marie Dolores Prost

Publié le 7 mai 2025

On ne peut bien soigner que lorsqu’on est bien dans sa tête, bien dans son travail.

Les déserts médicaux sont avant tout des déserts, tout court ! L’administration ferme dans les zones sous-dotées des bureaux de poste, des écoles, des maternités, y supprime des lignes de train, mais obligerait les médecins libéraux à aller s’y installer ? Impose-t-on à des chefs d’entreprise de s’implanter à leurs frais dans les zones dont même l’État a renoncé ? Cette proposition de loi et ses amendements (suppression de la liberté d’installation, du secteur 2, limitation de la durée des remplacements, obligation de gardes indépendamment du mode d’exercice, etc.) ne sont qu’un calcul politique populiste, de quelques élus qui s’acharnent à monter la population contre ceux qui assurent tant bien que mal l’activité d’un système de soins ébranlé par 40 ans de politiques hasardeuses, court-termistes et sur-administrées.

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