Présidentielle : la clarté est un avantage pour réussir l’union et l’organisation des bataillons

En politique, la clarté est toujours un avantage. L'ambiguïté stratégique signifie la certitude de perdre. Sans clarté et sans organisation des bataillons pour sillonner la France, il est impossible de gagner la présidentielle. Selon de nombreux sondages, le Rassemblement national serait en tête du premier tour. Cela dépendra du comportement de ses adversaires. La gauche républicaine, la droite et le centre ont toutes leurs chances d'être au second tour des présidentielles. À condition de se lancer dans la clarté et de parler de leurs programmes, et non passer leur temps à nous parler d'Emmanuel Macron et de Jean-Luc Mélenchon. La clarté, ça commence maintenant.

Par Karim Maloum

Publié le 24 mars 2026

Présidentielle : la clarté est un avantage pour réussir l’union et l’organisation des bataillons

En politique, la clarté est toujours un avantage. La grande leçon des municipales est le manque de clarté des partis au premier tour.

Une échéance chasse rapidement une autre. Les élections municipales, dont le second tour s’est achevé dimanche, sont les dernières avant la présidentielle de 2027. Après des résultats mitigés, pour tout le monde, il est évident que ce scrutin ne favorise personne pour la présidentielle.

En politique, la clarté est toujours un avantage ; l’ambiguïté stratégique sans fond programmatique signifie la certitude de perdre et de déstabiliser leurs électeurs. Sans clarté et sans organisation des bataillons pour sillonner la France, il est impossible de gagner la présidentielle.

Il y a une grande fragmentation dans le paysage politique. La grande leçon des municipales est le manque de clarté des partis au premier tour. Ils ont fait le contraire de ce qu’ils ont dénoncé. Les électeurs ont été dans beaucoup d’endroits déboussolés.

Dans une démocratie, la dernière élection est importante, avant la mère de toutes les batailles. Un indicateur de qualité pour se lancer dans la bataille des présidentielles. Mais les élections municipales se sont déroulées dans une confusion totale. Avant le premier tour, chacun a attaqué l’autre.

A gauche, un cas d’école. Ces fusions techniques, conclues dans l’urgence de l’entre-deux-tours, n’ont pas porté chance aux sortants socialistes. « Ils pensaient avoir trouvé une bouée de secours, ils ont coulé avec un boulet au pied », a déclaré à la presse un proche d’Olivier Faure. Les électeurs de la gauche réformiste et laïque n’ont pas pas apprécié qu’on méprise ainsi les principes les plus élémentaires de la morale en politique.

À droite, c’est la même situation. À Paris ou à Nîmes, les différentes composantes de la droite et du centre se sont vivement opposées jusqu’au soir du premier tour. Cela a déstabilisé les électeurs. En raison du manque de clarté dans les programmes et de respect mutuel, d’autres décisions ont été prises. Certains d’entre eux ont même voté pour la liste du candidat socialiste Emmanuel Grégoire.

Selon de nombreux sondages, le Rassemblement national serait en tête du premier tour de la prochaine élection présidentielle. Cela dépendra du comportement de ses adversaires. La gauche républicaine, la droite et le centre ont toutes leurs chances d’être au second tour des présidentielles. À condition de se lancer dans la clarté et de parler de leurs programmes, et non passer leur temps à nous parler d’Emmanuel Macron et de Jean-Luc Mélenchon. La clarté, ça commence maintenant.

K. M.

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