Antisémitisme : Mélenchon, le rouge devenu brun
"Quand vous entendez dire du mal des juifs, dressez l’oreille, on parle de vous", prévenait l’écrivain Frantz Fanon, figure de la lutte contre le racisme et le colonialisme. En meeting à Lyon jeudi soir, Jean-Luc Mélenchon a provoqué un rire général en prononçant avec rage des noms juifs. Il a avoué qu'il était en train de se tourner vers l'antisémitisme. Mélenchon se rêvait en Mitterrand, il finit comme Soral. C'est l'histoire d'une partie de la gauche qui a sombré dans la haine. Cette gauche indigne doit être reléguée au second plan, et toute alliance avec ces haineux rime avec complicité. Le mélenchonisme restera comme l’un des plus grands catalyseurs de la haine et de la division dans l’histoire française récente.
Par Karim Maloum
Publié le 27 février 2026

Le mélenchonisme restera comme l’un des plus grands catalyseurs de haine et de division dans l’histoire française récente. Et ne restera d’ailleurs qu’à ce titre là.
L’antisémitisme décomplexé. « Quand vous entendez dire du mal des juifs, dressez l’oreille, on parle de vous », prévenait l’écrivain Frantz Fanon, figure de la lutte contre le racisme et le colonialisme. Il faut encore et toujours lutter contre ce que Zola appelait « l’odieux antisémitisme ».
« Mélenchon se rêvait Mitterrand il finit comme Soral », a écrit l’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve, sur le réseau social X. Alain Soral a été condamné plusieurs fois notamment pour incitation à la haine ou apologie de crime de guerre et contre l’humanité. Il a récemment dénoncé une « mafia juive » à travers l’affaire Epstein.
Depuis une quinzaine d’années, la rengaine est toujours la même. Les juifs sont à l’origine de tous les malheurs du monde. Mohamed Merah en 2012 qui, pour justifier le fait d’avoir tiré sur des enfants de 3, 5 et 8 ans, expliquera au négociateur du RAID que c’était pour répondre au « gouvernement israélien » et « ses crimes contre les enfants palestiniens »
Quand un chef d’orchestre israélien est la cible d’un appel au boycott en raison de sa nationalité, voilà un fait qui dit beaucoup du brouillage moral d’une époque bouleversée par toutes les confusions politiques, idéologiques et sémantiques.
Des propos qui ne passent pas. En meeting à Lyon jeudi soir, Jean-Luc Mélenchon a évoqué l’affaire Jeffrey Epstein, qui éclabousse depuis plusieurs semaines des dirigeants politiques et des personnalités du monde entier, surtout en Europe. Le fondateur de La France Insoumise s’en est pris à la prononciation du nom du pédocriminel américain.
« L’affaire Epstein ? Ah je voulais dire Epstine, pardon, cela fait plus russe », a ironisé le fondateur de la France insoumise. « Alors maintenant, vous direz Einstine au lieu d’Einstein, Frankenstine au lieu de Frankenstein. Voilà, tout le monde comprend comment il faut faire », a-t-il poursuivi, devant une salle hilare.
«Est antifasciste celui qui combat le fascisme, pas celui qui en réutilise les ressorts les plus dangereux», dénonce le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure sur son compte X.
«Le nouvel antisémitisme en France s’écrit en 3 lettres : L-F-I. Face à LFI, il n’y a qu’une seule attitude possible : le combat», a déclaré la ministre de l’Égalité entre les Femmes et les Hommes, Aurore Bergé. Ajoutant : «Que chacun prenne ses responsabilités. Que chacun fasse le ménage. Pas une voix pour ces antisémites.»
Pour quelques misérables voix des islamistes, qui sont antisémites de nature, voilà que le mélenchonisme répond à leurs désirs. La hausse de l’antisémitisme en France n’est pas une illusion, mais bien une réalité. En France et dans toute l’Europe, la communauté juive s’inquiète. Les mélenchonistes et leurs alliés sont responsables de cette haine qui frappe les juifs. Le problème de cette communauté devient celui de la communauté nationale.
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