Le 14 juillet d’Emmanuel Macron : d’une fête nationale à défaite nationale
Par Marc Hellebroeck
Publié le 14 juillet 2026

Emmanuel Macron restera le président qui a transformé le défilé du 14 juillet en techno(cratique) parade de l’idéologie mondialiste.
Durant les deux mandats de Charles de Gaulle, il n’y a pas eu de contingent militaire étranger dans les défilés du 14 juillet : la doctrine gaullienne en matière militaire était l’indépendance stratégique dans le cadre d’une stricte souveraineté nationale. Ainsi, en 1966, le Général avait décidé le retrait de la France du commandement militaire de l’OTAN. La France demeurait un allié des États-Unis ; un allié, pas un vassal !
Les fossoyeurs du gaullisme
Aujourd’hui, la doctrine a changé. Dans un contexte de coopération européenne renforcée – donc de destruction systématique de la souveraineté française – le xénocrate Emmanuel Macron poursuit l’œuvre dénationale initiée notamment par ses prédécesseurs François Mitterrand (qui avait invité l’Eurocorps, avec des soldats allemands, à défiler en 1994) et Nicolas Sarkozy (qui avait fait réintégrer le commandement militaire intégré de l’OTAN à la France en 2009). À cet effet, Ursula von der Layen (présidente non-élue mais toute-puissante de la Commission européenne) et le général Alexus Grynkewich (commandant de l’OTAN en Europe), soit nos véritables maîtres, ont été conviés au défilé du 14 juillet 2026, avec leurs délégations respectives. Honoreront-ils leur subalterne obséquieux et dévoué, le président actuel de la République française, de leur présence ?
Cette année, le défilé est censé s’inscrire dans le « rythme du réveil stratégique de l’Europe » (1). En clair, dans un contexte international où le projet néolibéral mondialiste est compromis et se heurte au retour des nations (2), la Commission européenne de Bruxelles tease, espère et prépare un conflit avec la Russie, moyen le plus rapide de réaliser son agenda fédéraliste et de satisfaire en outre un militarisme germanique renaissant. Et peu importe les conséquences humaines pour une eurocratie qui n’a pas d’autre ambition que sa propre perpétuation (3) !
Dans le cadre de ce « réveil stratégique de l’Europe », la France serait « motrice d’une défense (…) renforcée » (1). Nul ne doute un seul instant que Vladimir Poutine, à qui il n’a certainement pas échappé que Paris vient de capituler devant un ado armé d’un pistolet à eau, est terrifié par cette démonstration de volonté indomptable. Sans oublier la dimension dissuasive d’un président français équipé de lunettes de soleil à verres miroirs, tel Tom Cruise, alias Pete « Maverick » Mitchell, dans « Top gun » !
L’armée française se retrouve donc diluée dans un défilé qui ne compte pas moins de 35 contingents étrangers (4) ! Emmanuel Macron restera le président qui a transformé le défilé du 14 juillet en techno(cratique) parade de l’idéologie mondialiste ; celui qui a transformé la fête nationale en défaite nationale…
Au passage, on espère que, parmi les militaires ukrainiens invités, il n’y a pas de soldats de la «12e brigade d’assaut spéciale Azov » ou bien de la « 3e brigade d’assaut », deux unités issues de l’ex-régiment « Azov », régiment aujourd’hui dissous, mais qui fut fondé par des militants de l’extrême droite ukrainienne se plaisant à arborer des symboles nazis (5)…
Le « grand remplacement » des symboles
Avant « La Marseillaise » – question de préséance ! – sera joué l’hymne européen, soit « Ode an die Freude » de Beethoven, dans un arrangement du célèbre chef d’orchestre Herbert Von Karajan (par ailleurs ancien adhérent au parti nazi, décidément… ). Beethoven 1, Rouget de Lisle 0 !
Alors que nos politiques de toutes obédiences polémiquent pour déterminer si le « grand remplacement » (démographique) est illusion ou réalité, nul ne semble s’inquiéter du grand remplacement des symboles nationaux et républicains par les logos européens. Ainsi, dans nos mairies, le drapeau tricolore doit déjà cohabiter avec le drapeau de l’U.E, où quand la légitimité historique s’efface devant la légitimité technocratique…
Ce drapeau maastrichtien, qui représente seulement les intérêts de la caste des commissaires européens de Bruxelles, remplacera-t-il, lors d’un prochain défilé du 14 juillet, notre vénérable et glorieux drapeau tricolore, qui perpétue, quant à lui, la mémoire des soldats français morts à Valmy, Austerlitz ou Verdun ?
Paris ou Pyongyang ?
Le 14 juillet est la fête nationale française, la fête nationale des français. Elle vient pourtant d’être confisquée par un président qui l’instrumentalise pour manifester son allégeance aux instances internationales (donc antinationales) que sont l’Union européenne et l’OTAN.
Pour la première fois depuis le défilé militaire inaugural du 14 juillet 1880 (organisé sur l’hippodrome de Longchamp, en présence du président de la République Jules Grévy), il n’est pas possible pour les français de venir librement applaudir leurs soldats ! L’accès aux zones les plus proches du défilé est en effet cette année soumis à l’obtention en ligne d’un QR code nominatif ! Bref, l’administration Macron nous refait le coup du passe sanitaire Covid en instaurant cette fois une sorte de « passe civique 14 juillet » (6). Le masque sera-t-il également obligatoire pour les gueux munis d’un QR code, mais dont l’haleine forcément chargée de miasmes pourrait incommoder les invités de la tribune présidentielle ?
Voilà donc Paris, la ville la plus révolutionnaire de l’Histoire, désormais soumise et semblable à la docile Pyongyang, capitale de la très totalitaire Corée du Nord ! Sait-on si la délivrance du précieux QR code est associée à l’obligation de faire la claque au passage du cortège présidentiel ?
En tout cas, force est de constater que si les citoyens patriotes doivent se munir de cette nouvelle autorisation de circuler pour assister au défilé, les services de l’État ne demandent jamais de QR code aux jeunes casseurs qui saccagent Paris à chaque 14 juillet, à chaque 31 décembre et à l’occasion de finales de foot : leur liberté de circulation est garantie, à l’instar de leur liberté de destruction.
Quelle sera la prochaine étape ? Le ministère de l’Intérieur va-t-il recruter Hamza « la douane » pour filtrer les français qui auraient l’audace de vouloir assister au défilé du 14 juillet 2027 ?
Non aux bals des pompiers, oui aux autos brûlées !
À Paris et dans la petite couronne, les traditionnels bals des pompiers du 14 juillet sont annulés cette année, sous prétexte de canicule… Allons donc, soyons sérieux ! Qui, excepté peut-être un journaliste du service public, ose encore prétendre sans sourire que le gouvernement se préoccupe du bien-être, de la sécurité et de la santé des français ? Faut-il rappeler qu’on parle d’un gouvernement qui laisse nos anciens étouffer dans les Ehpad, d’un gouvernement qui a laissé nos collégiens et lycéens passer le Brevet et le Bac dans des salles à 40 degrés, d’un gouvernement qui préfère financer la guerre en Ukraine plutôt que d’équiper nos hôpitaux en climatiseurs, d’un gouvernement qui cautionne un système judiciaire ne condamnant pas ou n’arrêtant même pas des pédophiles notoires, d’un gouvernement qui, enfin, laisse violer et/ou assassiner nos enfants par des individus dont beaucoup ne devraient pas se trouver sur le territoire français ?
La réalité, c’est que Mr Laurent Nunez, ministre de l’Intérieur et des Catastrophes qu’il Déplore sans Rien Faire pour les Empêcher d’Advenir, souhaite probablement que les pompiers restent disponibles pour éteindre les traditionnels incendies volontaires d’automobiles de la nuit du 14 juillet. Des incendies volontaires dont les auteurs, si toutefois ils sont retrouvés, seront relaxés (pour la plupart) ou condamnés (pour quelques-uns) à des stages de poneys dans la Creuse…
Favoriser le remplacement d’une tradition française, festive et républicaine (le bal des pompiers) par ce qui est devenu une tradition allogène et francophobe (les incendies d’autos) procède de la même logique antinationale qui conduit à faire défiler des troupes étrangères sur les Champs-Élysées le jour de la fête nationale.
Se réapproprier la fête nationale
Une fête nationale est d’abord…une fête ! Or, dans de nombreuses villes, le bal des pompiers, ce moment de convivialité et de fraternité républicaine, est interdit cette année.
Une fête nationale est ensuite…nationale ! Or, tandis que des militaires étrangers marchent au pas sur les Champs-Élysées, des mesures administratives (QR code) restreignent le libre-accès du peuple français, c’est-à-dire de la nation, au défilé.
Ce défilé du 14 juillet 2026 n’est donc pas la commémoration de la fête nationale française, c’est son cortège funèbre.
Malgré l’immense respect et toute la reconnaissance que j’éprouve pour nos soldats, je n’irai pas assister à ce défilé du 14 juillet 2026. Pour tout français républicain qui a appris ce que fut juin 1940, il est extrêmement malaisant de voir des armées étrangères – fussent-elles originaires de pays prétendus amis ou alliés – défiler sur les Champs-Élysées. À la place, je retournerai voir les deux volets du diptyque « La bataille de Gaulle », qui sont toujours à l’affiche. De Gaulle qui, une fois devenu chef de l’État, n’a jamais eu besoin de sélectionner les français avant de faire un bain de foule…
Quant au prochain président, quel qu’il soit ou quelle qu’elle soit, il ou elle devra restituer leur fête nationale aux français, de naissance ou de désir, qui en sont les seuls propriétaires légitimes. Sinon, cette fête nationale, les français devront se la réapproprier. En d’autres termes, si à l’avenir le 14 juillet n’est plus commémoré en tant que fête nationale, il appartiendra au peuple français de refaire le 14 juillet !
(2) En raison de l’élection du protectionniste Trump et par l’émergence des pays du Sud (Chine, Inde, Afrique du Sud, auxquels s’ajoute la Russie) qui mènent des politiques d’inspiration nationaliste.
(3) La France prête à défendre «la liberté et le droit», «au prix du sang s’il le faut»
Dans cet ultra-belliciste discours aux armées, le président Macron affirme que la France est prête à défendre « la liberté et le droit », « au prix du sang s’il le faut ». Des propos absolument terrifiants de la part d’un homme qui n’a pas d’enfant et qui envisage de sacrifier ceux des autres…
(4) 14 juillet 2026 : Nations étrangères invitées | Ministère des Armées et des Anciens combattants
(6) A quand le « passe citoyen » qui réservera le droit de vote et d’éligibilité aux seuls français partisans de la dissolution de notre pays dans l’Union européenne ?
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