La Libération de Boualem Sansal : Un soulagement Immense face à l’injustice du régime Tebboune
Publié le 12 novembre 2025

Aujourd’hui, 12 novembre 2025, une nouvelle qui réchauffe le cœur et allège un fardeau pesant depuis près d’un an, l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal a été gracié par le président Abdelmadjid Tebboune et sera transféré en Allemagne pour y recevoir les soins urgents dont il a besoin. À 81 ans, atteint d’un cancer, une voix inaltérable de la liberté et de la raison en Algérie, retrouve enfin la lumière.
Ma joie est immense, un soulagement viscéral qui me submerge comme une vague libératrice après des mois d’angoisse et d’impuissance. Boualem Sansal n’est pas seulement un écrivain, il est un symbole de résistance face à l’obscurantisme, et sa libération est une petite victoire pour tous ceux qui croient en la dignité humaine.
Pourtant, cette joie ne saurait effacer l’injustice criante qui a conduit à son incarcération. Arrêté le 16 novembre 2024 à l’aéroport d’Alger, à son retour de France où il avait osé critiquer le régime lors d’interviews percutantes, Sansal a été jeté en prison pour “atteinte à la sûreté de l’État”.
Cette arrestation arbitraire, orchestrée par le gouvernement de Tebboune, n’était rien d’autre qu’une tentative abjecte de museler une dissidence intellectuelle. Incarcérer un homme comme Sansal, dont les œuvres de 2084 à Le Serment des Barbares dénoncent l’islamisme radical et appellent à une Algérie laïque et ouverte, révèle la peur viscérale d’un pouvoir qui tremble devant les mots. Un attentat à la liberté d’expression qui bafoue les principes universels des droits de l’homme.
Face à cette abomination, la mobilisation n’a pas tardé, et c’est là que mon soulagement se teinte de profonde gratitude. Dès le 16 novembre 2024, jour de l’arrestation, le magazine Rupture s’est distingué par sa réactivité exemplaire, publiant des articles incisifs qui ont alerté l’opinion publique internationale sur l’affaire. Rupture, avec son engagement sans faille pour les causes justes et sa plume affûtée contre les dérives autoritaires, a été un phare dans la tempête, relayant les faits et appelant à la solidarité. Merci à Rupture pour cette vigilance immédiate, qui a contribué à amplifier la voix des opprimés et à transformer une tragédie personnelle en un combat collectif.
Je veux aussi rendre hommage au Comité de soutien international à Boualem Sansal, cette coalition d’intellectuels qui, depuis le premier jour, n’a cessé de plaider pour sa libération. Sous l’impulsion de figures comme Arnaud Benedetti, Noël Lenoir, l’ambassadeur de Xavier Driencourt, qui ont créé le comité de soutien ont organisé des conférences de presse, pétitions et appels diplomatiques, alertant sur la détérioration de sa santé et mobilisant des soutiens en France.
Merci au président allemand Frank-Walter Steinmeier qui a permis par sa demande humanitaire la libération de Boualem Sansal de l’Allemagne où il pourra enfin respirer librement et se soigner.
Cette libération n’est pas une fin, mais un début. Elle nous rappelle que la pression internationale, alliée à la mobilisation citoyenne, peut fissurer les murs de l’arbitraire. Boualem Sansal, une fois rétabli, continuera sans doute à nous éclairer de sa plume acérée. En attendant, célébrons ce triomphe modeste de la justice sur l’injustice. Et que cette victoire inspire d’autres combats pour la liberté, en Algérie et ailleurs. Ma joie, aujourd’hui, est celle de tous les amoureux des lettres et de la vérité : vive Boualem Sansal, libre !
N’oublions pas Christophe Gleizes.
La rédaction vous conseille
- La libération de Boualem Sansal est une victoire de la dignité humaine
- « Boualem Sansal : une victoire pour la liberté, un rappel à nos responsabilités »
- Boualem Sansal enfin libre ! Mais déjà Alger veut tout gâcher
Envie de lire tous les articles ?
Débloquez immédiatement tous les articles. Sans engagement.