La France insoumise s’est servie des lycéens « comme de la chair à canon », accuse Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement

"Les revendications doivent être portées dans un cadre pacifique", a fait savoir Matignon à la veille d'un acte III du mouvement lycéen auquel se joindront des syndicats ce mardi. Invitée sur France 2, Maud Bregeon a accusé LFI d’utiliser les lycéens « comme de la chair à canon » et qu’il était donc « profondément hypocrite (de leur part) de prétendre encadrer les cortèges ».

Par Hugo Coursier

Publié le 6 octobre 2026

La France insoumise s’est servie des lycéens « comme de la chair à canon », accuse Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement

Blocus des lycées : "quelques dizaines de blocages" déjà en cours, un "acte III" à hauts risques.

Invitée sur France 2, Maud Bregeon a accusé LFI d’utiliser les lycéens « comme de la chair à canon » et qu’il était donc « profondément hypocrite (de leur part) de prétendre encadrer les cortèges ». La porte-parole du gouvernement a ajouté que le mouvement avait « profondément instrumentalisé » les jeunes et « s’en est servie à des fins électorales ».

La porte-parole du gouvernement précise aussi apporter son soutien au travail « admirable » des forces de l’ordre et souhaiter le maintien de Parcoursup. Elle a aussi évoqué la crise des carburants en tant que ministre de l’Energie.

Quant à Parcoursup, supprimer la plateforme serait « une solution de facilité », même si l’orientation est une « question centrale », estime Maud Bregeon. « Le totem de Parcoursup, utilisé par certains responsables politiques, est un leurre. Parcoursup mérite peut-être certaines améliorations, il ne faut pas balayer la crainte que ça peut susciter chez certains élèves, mais c’est un système qui fonctionne (…), ce qui n’empêche pas de travailler à la question de l’orientation et de l’accompagnement des élèves dans leur orientation, et ce bien avant la Terminale d’ailleurs », défend la porte-parole de l’exécutif.

« Ceux qui attisent la violence, ce type de manifestations et de saccage, ont une responsabilité. Je pense à La France insoumise qui joue un rôle », déclare Gérard Larcher, président du Sénat sur BFMTV-RMC.

« Quand je vois le maire de Saint-Denis (Bally Bagayoko) parler d’une violence qui “peut être légitime”, je crois qu’il faut qu’on agisse en responsable », fustige Gérard Larcher qui condamne ce « fait politique inacceptable ».

«Dès les premiers jours, des éléments ultra-violents ont infiltré les mouvements lycéens», dénonce Édouard Geffray

Edouard Geffray fixe un objectif et un calendrier. Le ministre de l’Education nationale a demandé à « toutes les académies » d’identifier les établissements ayant des « difficultés de remplacement » d’enseignants et d’apporter une réponse « dans les huit jours ». Invité de franceinfo, mardi 6 octobre, il a pris l’exemple du lycée Saint-Exupéry à Créteil, où la situation a été gérée dans ce délai selon lui. « Garantir qu’on arrivera à trouver 100% » de remplaçants « serait probablement mentir », mais le ministre veut au moins « faire en sorte que toutes les situations soient identifiées, qu’on ne les laisse pas s’enkyster ». Suivez notre direct.

«Il y a des violences extrêmes à l’intérieur de ces mouvements. Depuis le début, j’ai appelé au dialogue, à ne pas encourager les blocages. Dès les premiers jours, des éléments ultra-violents ont infiltré les mouvements lycéens, tirer sur la police et avoir des comportements inqualifiables», a fustigé le ministre de l’Éducation nationale sur France info, précisant que 715 membres des forces de l’ordre ont été blessés depuis le début des contestations lycéennes.

« Notre priorité absolue, c’est de protéger nos élèves », a déclaré mardi sur Franceinfo le ministre de l’éducation nationale interrogé sur les adolescents grièvement blessés depuis le début du mouvement lycéen.

« LFI tient un discours qui n’est pas responsable vis-à-vis des jeunes », juge Laurent Nuñez

Interrogé sur la proportionnalité de la réponse policière, le ministre a rappelé que l’emploi de la force devait tenir compte de la présence de mineurs et que Laurent Nuñez avait appelé à une « très grande proportionnalité ». Il a également évoqué les violences commises dans certains rassemblements et les 715 membres des forces de l’ordre blessés depuis le début du mouvement.

Le ministre de l’Intérieur avait été vivement critiqué à gauche en affirmant sur TF1 vendredi qu’il n’y avait « aucune consigne de retenue » en direction des forces de l’ordre. Il reprécise sa pensée sur France Inter : « pas de retenue dans les interventions quand il y a des troubles à l’ordre public, (…) en revanche il y a une retenue dans l’intervention parce qu’il y a une grande proportionnalité », explique Laurent Nuñez. 

Il reprécise sa pensée sur France Inter : « pas de retenue dans les interventions quand il y a des troubles à l’ordre public, (…) en revanche il y a une retenue dans l’intervention parce qu’il y a une grande proportionnalité », explique Laurent Nuñez. 

« Un mouvement lycéen de cette intensité, (…) nous n’avions jamais connu. (…) La violence que l’on rencontre, (…) c’est inédit », affirme aussi le ministre. « Dans des prises à partie extrêmement violentes, il peut être fait usage de toutes les armes intermédiaires et avec un usage proportionné », défend-il par ailleurs. Parmi ces armes par exemple, les lanceurs de grenades lacrymogènes, de grenades de désencerclement et de balles de défense. 





H. C.

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