Iran : ces menaces terroristes qui pèsent sur la France et l’Europe
L'Iran s'est préparé à l'actuelle guerre depuis longtemps. Il a aussi préparé ses proxys et ses cellules dormantes en Occident. Après le Hezbollah, les autres proxys de l’Iran vont-ils entrer dans la guerre ? L'Iran est capable de pratiquer la politique de la terre brûlée. Parmi ses cibles, les juifs, les Américains et les voix critiques du régime.
Par Karim Maloum
Publié le 4 mars 2026

L'entrée du Hezbollah dans l'actuelle guerre au Moyen-Orient et le risque d’implication d’autres proxys inquiètent certains observateurs.
«La république islamique d’Iran porte la responsabilité première de cette situation», assure Emmanuel Macron. Le chaos que fait régner Téhéran sur la région souligne aussi à quel point cet État voyou est devenu une menace pour la région. Le pouvoir des mollahs avait tissé au fil des décennies un vaste réseau de milices alliées au Moyen-Orient.
Samedi, les États-Unis et Israël ont lancé une attaque conjointe sur l’Iran. Les mollahs répandent de plus en plus de missiles et de drones sur les principaux alliés des États-Unis. En plus d’Israël, l’Iran a réagi de manière implacable en attaquant les Émirats arabes unis, le Qatar, l’Arabie saoudite, le Koweït et le Bahreïn.
Avec l’entrée dans l’actuelle guerre au Moyen-Orient du Hezbollah, l’un des alliés clés de Téhéran, l’embrasement régional au Moyen-Orient semble prendre davantage d’ampleur. Avec le risque d’implication d’autres proxys de l’Iran, s’inquiètent certains observateurs.
L’Iran a mis en garde mardi les pays européens, leur conseillant de ne pas prendre part au conflit l’opposant à Israël et aux États-Unis. Cette réaction intervient après que l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni se sont dits prêts à des « actions défensives » pour détruire les capacités militaires iraniennes. « Ce serait un acte de guerre. Tout acte de ce type contre l’Iran serait considéré comme un geste de complicité avec les agresseurs », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Esmaïl Baghaï, lors d’une conférence de presse à Téhéran.
En France, le gouvernement a « renforcé » le dispositif de protection militaire « Sentinelle »
La question de la menace terroriste en France est un enjeu majeur en raison de l’intensification des tensions géopolitiques autour de l’Iran depuis la mort de l’ayatollah Khamenei.
Le régime des mollahs peut pratiquer la politique de la terre brûlée dans une phase finale de son existence. Il serait en mesure de mobiliser à l’extérieur tous ses moyens contre des objectifs israéliens ou américains, voire des synagogues et des symboles juifs.
En juin 2024, la France a expulsé Bashir Biazar, un Iranien de 41 ans, résidant à Dijon depuis 2022. Cet ancien chef du département de la musique à la télévision publique iranienne a rejoint son épouse et ses enfants au titre du regroupement familial, en provenance de Londres, où il exerçait au sein d’une association proche du régime islamique. On l’a soupçonné d’être « un agent d’influence » de la République islamique et d’être affilié aux Gardiens de la révolution.
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