Guerre au Moyen-Orient : le gouvernement libanais exige le désarmement du Hezbollah après des tirs sur Israël
Le gouvernement libanais exige le désarmement immédiat du Hezbollah après les tirs de roquettes vers Israël. En réponse, des frappes contre l'infrastructure du Hezbollah ont été menées par Israël en plusieurs endroits du Liban, en particulier dans les quartiers sud de Beyrouth, à la suite de tirs du mouvement chiite, allié de l'Iran, en direction d'Israël.
Par Karim Maloum
Publié le 2 mars 2026

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a condamné les tirs de roquettes revendiqués par le Hezbollah.
Un nouveau front s’ouvre. De violentes explosions secouent Beyrouth ce lundi, l’Agence nationale d’information faisant état de nouvelles frappes israéliennes sur la banlieue sud, bastion du Hezbollah pro-iranien. C’est la riposte de l’armée israélienne contre le Hezbollah.
La réponse à l’attaque lancée plus tôt par le mouvement chiite contre Israël. Au troisième jour du conflit, une nouvelle escalade militaire dans la région. « Le Hezbollah a ouvert le feu. Il a choisi de lancer une campagne. Il en paiera le prix fort« , a déclaré Effie Defrin, porte-parole de l’armée israélienne.
Le bras de fer entre le Hezbollah et le gouvernement libanais s’annonce tendu. Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a condamné les tirs de roquettes revendiqués par le Hezbollah dimanche 1 mars. Le gouvernement libanais a décidé l’interdiction immédiate de toutes les activités sécuritaires et militaires du parti chiite, l’obligeant à remettre son arsenal à l’État et à se cantonner à un rôle strictement politique. Le Hezbollah a déjà refusé de s’en séparer à plusieurs reprises.
La milice chiite détient plus de 150 000 roquettes
En août 2025, le gouvernement libanais a pris la décision de désarmer le Hezbollah avant la fin de l’année 2025, ce qui a été bien accueilli par de nombreux opposants à l’organisation islamiste chiite. Une décision très attendue pour la stabilité du Liban. Le Hezbollah affirme qu’il fera comme si la décision de le désarmer n’avait pas d’existence. Après sept mois, le mouvement islamiste, soutenu par les mollahs d’Iran, persiste à refuser de se désarmer.
La condamnation du gouvernement Salam est le reflet d’une frustration croissante à l’égard de l’autonomie militaire du Hezbollah, qui agit en parallèle avec l’État depuis des décennies. Créé en 1982 avec le soutien de la Garde révolutionnaire islamique iranienne, le parti chiite a un arsenal substantiel, dont les sources militaires israéliennes estiment qu’il compte plus de 150 000 roquettes.
Le Jihad islamique annonce le décès de leur chef militaire au Liban dans une frappe israélienne
Les frappes israéliennes qui se poursuivent sur les bastions du Hezbollah pro-iranien au Liban ont fait 52 morts et 154 blessés, selon un nouveau bilan officiel lundi.
Les Brigades Al-Quds, branche militaire du Mouvement du Jihad islamique en Palestine, ont annoncé dans un communiqué diffusé ce lundi la mort de leur commandant sur le territoire libanais, Adham Adnan Al-Othman, connu sous le nom de guerre « Abou Hamza ».
Cette déclaration survient dans un contexte de tensions accrues au Liban sud, marqué par des échanges de tirs lancés par des roquettes depuis le territoire libanais vers le nord d’Israël, suivis de raids aériens israéliens
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