Guerre au Moyen-Orient : la France impliquée par des accords de défense avec des États de la région
Dans son allocution télévisée, mardi soir, Emmanuel Macron a déclaré que la France serait aux côtés de ses alliés au Moyen-Orient. Il a parlé du renforcement des capacités des bases françaises dans la région, avec des avions Rafale et des radars mobiles et il a annoncé le déploiement du porte-avions Charles-de-Gaulle en Méditerranée. De quels accords s’agit-il et en quoi consisterait une intervention militaire française dans la région du Moyen-Orient ?
Publié le 5 mars 2026

Le chef de l’État français a expliqué, mardi soir, dans son allocution consacrée à la guerre au Moyen-Orient, l’implication de la France dans ce conflit. Il parlé du renforcement des capacités des bases françaises dans la région, avec des avions Rafale et des radars mobiles et il a annoncé le déploiement du porte-avions Charles-de-Gaulle en Méditerranée, en mettant en avant une position défensive de la France militairement parlant, « aux côtés de ses alliés dans la région » en les citant : le Qatar, le Koweït, les Émirats arabes unis, la Jordanie et l’Irak.
Emmanuel Macron a souligné cette position -« défensive » a-t-il insisté- adoptée par la France dès le début du conflit qui consiste à être « aux côtés de ses alliés dans la région ». Il a rappelé les accords de défense qui lient la France avec le Qatar, le Koweït et les Émirats arabes unis et les partenariats stratégiques avec la Jordanie et l’Irak.
La France a en fait différents niveaux d’implication dans la région. Avec des pays comme les Émirats arabes unis, le Qatar ou le Koweït, elle a passé des accords officiels de coopération militaire, avec des traités signés dans les années 1990. Si l’un de ces pays est attaqué, la France doit se concerter avec lui, évaluer la menace et peut intervenir militairement.
Importante présence militaire française
Aux Émirats arabes unis, il y a trois bases militaires françaises sur lesquelles se trouvent 900 soldats et civils de la défense, des chars Leclerc, des canons Caesar et des avions Rafale. C’est à partir de ces bases qu’a été lancé une opération d’envergure contre Daesh en 2014, dans le cadre d’une intervention internationale à laquelle ont pris part de nombreux États. La France a déployé quelque 600 soldats, dix avions Rafale et une frégate pour aider l’Irak à combattre l’organisation terroriste.
L’armée française peut opérer également à partir de deux bases aériennes en Jordanie, avec des avions Rafale et des Mirage 2000.
Même sans accords de défenses officiels ou sans bases militaires, il existe une coopération militaire avec d’autres États du Moyen-Orient, comme l’Arabie Saoudite, Oman et le Bahreïn qui participent à des exercices militaires conjoints avec la France. La marine française a la permission de faire des escales régulières sur les côtes d’Oman. Un autre exemple de la présence militaire importante de la France dans la région : la signature avec le Bahreïn, il y a tout juste un mois, le 6 février, d’un accord de coopération militaire.
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