Les tensions se sont intensifiées au Moyen-Orient
Guerre au Moyen-Orient : Trump fustige l’Espagne, cet « allié terrible », et menace le pays de sanctions commerciales
Le chef du gouvernement espagnol s’est attiré les foudres de Donald Trump en critiquant ouvertement les frappes menées contre le régime iranien. Trump a aussi reproché à l’Espagne son refus de permettre aux États-Unis d’accéder à ses bases militaires pour mener des opérations contre l’Iran. Le gouvernement affirme que Madrid est un « membre clé de l'OTAN » qui respecte ses engagements et contribue à la défense européenne. Madrid avait souligné que ces bases, utilisées "conjointement avec les États-Unis", étaient "sous souveraineté espagnole".
Par Karim Maloum
Publié le 4 mars 2026

Donald Trump a menacé mardi 3 mars, de "cesser tout commerce avec l'Espagne", lui reprochant son refus de laisser les Etats-Unis utiliser des bases militaires situées en Andalousie.
L’histoire se répète. Les attaques contre des pays européens qui ne partagent pas la stratégie de défense américaine ne sont pas récentes. En 2003, la France de Jacques Chirac a été critiquée par Washington pour s’être opposée, à l’ONU, à l’invasion de l’Irak. Vingt-trois ans plus tard, c’est au tour de l’Espagne de Pedro Sánchez d’être ciblée par les États-Unis pour avoir refusé l’accès à ses bases militaires pour l’offensive contre l’Iran.
Donald Trump a menacé mardi 3 mars, de « cesser tout commerce avec l’Espagne », lui reprochant son refus de laisser les États-Unis utiliser des bases militaires situées en Andalousie pour leur guerre contre l’Iran et ses dépenses militaires qu’il juge insuffisantes.
« Nous allons cesser tout commerce avec l’Espagne. Nous ne voulons pas entendre parler de l’Espagne », a déclaré le président américain depuis la Maison Blanche, où il reçoit le dirigeant d’un autre pays européen, le chancelier allemand Friedrich Merz.
« C’est le seul pays de l’Otan qui n’a pas accepté de consacrer 5% » de son PIB à des dépenses de défense, comme le veut le nouvel objectif de l’Otan poussé par Washington, a-t-il aussi rappelé. « L’Espagne a été très, très peu coopérative », a encore regretté Donald Trump. Le gouvernement affirme que Madrid est un « membre clé de l’OTAN » qui respecte ses engagements et contribue à la défense européenne.
Le gouvernement espagnol a réagi mardi à la menace du président américain Donald Trump de « couper tout commerce » avec l’Espagne, affirmant que toute révision des relations commerciales doit respecter le droit international et les accords en vigueur.
Madrid avait souligné que ces bases, utilisées « conjointement avec les États-Unis », étaient « sous souveraineté espagnole »
Selon la chaîne publique RTVE, citant un communiqué officiel, l’exécutif espagnol a indiqué que si Washington souhaite revoir les relations commerciales entre les deux pays, il « doit le faire dans le respect de l’autonomie des entreprises privées, du droit international et des accords bilatéraux entre l’Union européenne (UE) et les États-Unis ».
« Notre pays dispose des ressources nécessaires pour contenir d’éventuels impacts, aider les secteurs qui pourraient être affectés et diversifier les chaînes d’approvisionnement », est-il aussi écrit.
Plus tôt dans la journée, avant les propos de Donald Trump sur son pays, le ministre des Affaires étrangères espagnol José Manuel Albares avait déclaré n’avoir « eu aucune conversation avec aucun représentant nord-américain » ni n’avoir « reçu aucune plainte » au sujet des bases militaires de Rota et Moron. Madrid avait souligné que ces bases, utilisées « conjointement avec les États-Unis », étaient « sous souveraineté espagnole ».
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