On les a appelés « les soldats du feu », quatre sont morts et puis rien

Tout l’été, le rituel a été le même. Ministres sur le tarmac. Combinaison fluo. « Courage. » « Engagement. » « Reconnaissance de la Nation. » On les a les appelés "les soldats du feu", on les a photographiés devant les canadairs. On les a applaudi au 20 Heures. On a tweeté leur devise. Puis on est passé à autre chose. Les pompiers, eux, veulent du concrets, les moyens nécessaire pour faire leur travail dans les meilleurs conditions possibles. Quatre d'entre eux sont morts dans l'accomplissement de leur mission. On ne les a pas écoutés, ils recourent à la grève.

Par Marie Dolores Prost

Publié le 29 août 2026

Quatre "soldats du feu" morts sur "le front" des incendies, quatre cérémonies d'hommage, même refrain.

Vendredi 28 août, l’intersyndicale des sapeurs-pompiers a déposé un préavis de grève du 8 septembre au 20 octobre. Pour des moyens, des recrutements et une loi de modernisation de la sécurité civile que l’État promet depuis des mois, et que Bercy arbitrera comme d’habitude : trop tard, trop juste, trop verbal.

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