Drôme : La maire LR de Bourg-lès-Valence refuse de marier un Tunisien en situation irrégulière, la justice lui donne raison
Le 8 août dernier, la justice donne raison a Marlène Mourier, maire de Bourg-lès-Valence (Drôme), qui avait refusé de célébrer le mariage d'une Française et d'un Tunisien en situation irrégulière. Pour la maire LR, qui a «tenu bon», la décision de la Justice met en avant le «rôle essentiel» des élus locaux dans la protection du mariage républicain.
Publié le 13 août 2026

Marlène Mourier affirme qu’il s’agit du deuxième mariage qu’elle estime « manifestement de complaisance » auquel elle s’oppose.
Le procureur de la République de Valence a validé, le 3 août 2026, le refus de Marlène Mourier (LR), maire de Bourg-lès-Valence, de célébrer le mariage d’une Française et d’un ressortissant tunisien en situation irrégulière. La maire estimait qu’il s’agissait d’un mariage de complaisance.
Après avoir transmis des éléments au parquet et à la préfecture (notamment sur la situation administrative réelle du futur époux, initialement mal identifiée), le procureur a considéré l’opposition de la maire comme fondée. Dans un premier temps, une erreur d’identité avait conduit les services de l’État à le considérer, à tort, comme étant en situation régulière.
«Aujourd’hui, je souhaite partager avec vous une très bonne nouvelle. Après de longs mois de combat et un véritable bras de fer pour faire entendre ma parole de maire et d’officier de l’état civil, monsieur le procureur de la République vient de me confirmer son opposition à la célébration de ce mariage», a déclaré l’édile de droite dans une vidéo partagée sur X le 8 août dernier.
⚖️ Un projet de mariage entre une Française et un ressortissant tunisien en situation irrégulière soulevait de sérieux doutes.
— Marlène Mourier (@marlenemourier) August 8, 2026
J’ai saisi le Procureur de la République. Après un véritable bras de fer, il a finalement décidé de s’opposer à la célébration du mariage. pic.twitter.com/HXLDkKsY0W
Marlène Mourier affirme qu’il s’agit du deuxième mariage qu’elle estime « manifestement de complaisance » auquel elle s’oppose. Elle remercie le procureur pour une décision qui, d’après elle, « reconnaît la solidité des éléments » transmis à la justice et confirme que les doutes sur la sincérité de l’union étaient « suffisamment fondés » pour justifier une opposition.
En droit, un maire ne peut pas annuler seul un mariage : il peut alerter le procureur lorsqu’il estime disposer d’indices sérieux. Marlène Mourier a été réélue dès le premier tour en mars 2026, avec 51,12 % des voix, pour un troisième mandat à Bourg-lès-Valence.
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