Crise migratoire à Ceuta : « Pas une seule personne n’a atteint l’Espagne continentale », affirme Ursula von der Leyen

La crise des migrants, provoquée par l'afflux de dizaines de milliers de personnes dans l'enclave espagnole, de Ceuta, en Afrique du Nord, la présidente de la Commission européenne a déclaré samedi que "la grande majorité de ceux qui sont arrivés illégalement sont retournés au Maroc". « Pas une seule personne n’a atteint l’Espagne continentale », affirme Ursula von der Leyen. continue de susciter de vifs remous en Europe.

Par Karim Maloum

Publié le 1 août 2026

Ursula von der Leyen a estimé que cette situation avait montré « pourquoi le contrôle des frontières européennes est essentiel ».

Quelque 50 000-60 000 migrants en provenance du Maroc sont entrés illégalement dans l’enclave espagnole de Ceuta en fin de semaine, ce qui a provoqué une crise d’une rare ampleur au sein de l’UE, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a déclaré samedi que « la grande majorité de ceux qui sont arrivés illégalement sont retournés au Maroc », grâce au « travail efficace des forces de l’ordre espagnoles et marocaines », ajoutant que « pas une seule personne n’[avait] atteint l’Espagne continentale ou le reste de l’Union européenne ».

Ursula von der Leyen a estimé que cette situation avait montré « pourquoi le contrôle des frontières européennes est essentiel », tout en jugeant que le dispositif actuel devait « être encore renforcé ». Elle a appelé à « rester vigilant à chaque point d’entrée critique », à améliorer la « résilience européenne » et a assuré que la Commission avait proposé son soutien à l’Espagne « dès le premier instant ».

Elle a enfin salué les appels à la tenue d’une visioconférence extraordinaire, estimant que la lutte contre l’immigration irrégulière exigeait « de la solidarité et une réponse européenne unie ».

Dans une lettre ouverte, les dirigeants de 22 des 27 pays de l’UE demandent aux ministres de l’Intérieur européens de tenir « de toute urgence » une visioconférence afin de définir une réponse rapide et coordonnée et de « prévenir de nouveaux passages incontrôlés ».

Ursula von der Leyen a salué cette initiative, estimant que l’Union européenne avait besoin « d’un processus de retour d’expérience pour renforcer notre résilience européenne ».

Cette déclaration fait suite à une demande formulée notamment par l’Italie de Giorgia Meloni depuis la crise migratoire subie par Ceuta. L’Italie a rétabli des contrôles aux frontières aériennes et maritimes avec lEspagne, quelle veut par ailleurs suspendre de lespace Schengen, une mesure soutenue par la Finlande et le Danemark.

Le gouvernement espagnol riposte

Dans une lettre adressée aux chefs des institutions européennes et consultée par l’AFP et les médias espagnols, le dirigeant socialiste exprime sa « profonde inquiétude face à la récente réaction de certains gouvernements européens ». Il regrette en particulier les appels à suspendre son pays de l’espace Schengen.

Quelque 60.000 personnes ont tenté de rallier cette ville située sur les côtes marocaines ces derniers jours, et si la situation est « quasiment » revenue à la normale selon les autorités espagnoles, qui déplorent 67 morts dans cet afflux soudain. Les images de ces arrivées massives ont provoqué de vives réactions au sein de l’Union européenne, notamment de la part de la droit et de l’extrême droite.

Dès jeudi, l’Italie a annoncé vouloir suspendre l’Espagne de l’espace Schengen, avant d’obtenir le soutien de la Finlande et du Danemark, alors même que celle-ci n’est pas possible au regard du droit.

« La plupart nous ont témoigné leur soutien et leur solidarité, en nous proposant leur aide. D’autres, en revanche, ont choisi de s’en prendre à l’Espagne et de demander son exclusion temporaire de l’espace Schengen « , a-t-il déploré

Le chef du gouvernement espagnol a ainsi rappelé que Ceuta obéit à des règles de circulation spécifiques et qu' »il ne reste pratiquement plus de migrants en situation irrégulière à renvoyer ».

Le commissaire européen aux Migrations confirme que « pas une seule personne » n’est entrée sur le continent européen depuis Ceuta

Dès jeudi, l’Italie a annoncé vouloir suspendre l’Espagne de l’espace Schengen, avant d’obtenir le soutien de la Finlande et du Danemark, alors même que celle-ci n’est pas possible au regard du droit (nouvelle fenêtre), selon les spécialistes.

Magnus Brunner, commissaire européen aux Affaires intérieures et aux Migrations, a répété ce soir sur X que « pas une seule personne n’a franchi la frontière vers le continent européen ».

Il explique également avoir eu un échange téléphonique avec le ministre espagnol des Affaires étrangères, Jose Manuel Albares, qui l’a informé que « grâce aux efforts soutenus, pratiquement tous ceux qui étaient entrés à Ceuta sont repartis ».

K. M.

La rédaction vous conseille

Envie de lire tous les articles ?

Débloquez immédiatement tous les articles. Sans engagement.

Abonnement

Débloquez immédiatement tous les articles.

Je m'abonne

Newsletter

Recevez chaque semaine les titres à la Une

Inscrivez-vous
Activer les notifications OK Non