Assassiner des profs, c’est assassiner la France !

À l’heure où l’on célèbre la triste commémoration des assassinats de Samuel Paty et de Dominique Bernard par des terroristes islamistes (1), comment ne pas penser à la centaine de personnels éducatifs qui ont été blessés lors des émeutes lycéennes pilotées par l’extrême gauche ?

Par Marc Hellebroeck

Publié le 13 octobre 2026

Assassiner des profs, c’est assassiner la France !

Suite aux assassinats de Samuel Paty et de Dominique Bernard, notre école républicaine et laïque - cible privilégiée de l’extrême droite islamiste et de ses idiots utiles d’extrême gauche - est mourante.

Des émeutes lycée-haines que le narratif médiatique progressiste a voulu travestir en légitime révolte juvénile, alors même que des revendications politico-religieuses ont été explicitement énoncées et qu’un enseignant a été aspergé d’essence par un élève, dans une tentative assumée d’autodafé humain (2) (3).

C’est dans ce contexte que, le lundi 12 octobre, un élève de 14 ans a pénétré dans son collège d’Aubagne et a tiré au fusil de chasse sur le chef d’établissement. Ce dernier a été blessé, ainsi qu’une enseignante. Là, nous ne sommes plus dans la régression infantile au stade anal de certains étudiants coprophilo-gauchistes nantais qui ont cru que la révolution se faisait en constellant d’excréments les couloirs de leur université ; nous sommes face à une volonté préméditée et affichée de tuer.

Selon des élèves dudit collège d’Aubagne, ce serait tout simplement parce qu’il en avait « marre de l’école » que le jeune flingueur aurait fusillé à bout portant des membres du personnel éducatif… Sans se soucier, bien entendu, des conséquences létales éventuelles pour ses cibles, ni du traumatisme qu’il pourrait causer aux autres collégiens témoins du carnage.

Quant aux conséquences pour lui-même, pourquoi ce garçon s’en soucierait-il, dès lors que notre système judiciaire fait preuve d’une déconcertante indulgence envers les élèves animés d’intentions meurtrières à l’égard de leurs enseignants ? Ainsi, il convient de rappeler qu’aucun des élèves impliqués à des degrés divers dans l’assassinat de Samuel Paty n’a été condamné à un seul jour d’incarcération effective dans un établissement pénitentiaire.

Le temps des assassins

Depuis le début des émeutes lycéennes, aucun prof n’a été tué par des élèves.

Du moins, pas encore.

Entre agressions physiques, incendies d’établissements scolaires, tentative d’immolation et, ce 12 octobre, usage d’une arme à feu, ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé…

Si certains élèves mettaient la même constance à faire leurs devoirs et à apprendre leurs leçons qu’à se livrer à des activités criminelles, le classement PISA de la France ne serait sans doute pas aussi médiocre !

Puisqu’il est question de criminels, notons que l’assassin islamiste Abdoullakh Anzorov n’était pas un ancien élève de Samuel Paty. En revanche, l’assassin islamiste Mohammed Mogouchkov était, quant à lui, un ancien élève de Dominique Bernard. Cependant, aucun des deux terroristes n’était de nationalité française.

Mais le temps où les jihadistes étaient nés ailleurs et importés en France par des (ir)responsables politiques est en passe d’être révolu. La France est désormais devenue un incubateur autonome d’assassins islamistes, comme le démontrent les parcours sanguinaires des jeunes Français Mohamed Merah,  Amédy Coulibaly, Saïd Kouachi et Chérif Kouachi.

Suite aux assassinats de Samuel Paty et de Dominique Bernard, notre école républicaine et laïque – cible privilégiée de l’extrême droite islamiste et de ses idiots utiles d’extrême gauche – est mourante. Elle n’attend plus que le coup de grâce.

Ce coup de grâce lui sera donné le jour où – ultime transgression – un enseignant sera assassiné dans sa classe, en plein cours, au nom de Dieu et par l’un de ses propres élèves français, né en France et ayant grandi en France (4).

Ce jour viendra.

Inéluctablement.

Il y aura d’autres Samuel Paty.

Et il y aura d’autres Dominique Bernard.

La seule question qui reste en suspens, c’est : quand ?

Ce jour-là…

Ce jour-là, l’enseignant verra celui qu’il a tenté d’instruire et d’aider se diriger vers lui, armé d’un couteau ou d’une kalachnikov.

Ce jour-là, l’enseignant ne pourra pas croire que ce garçon – un peu agité, sans doute, mais finalement pas si méchant au fond – est vraiment animé d’un désir de le tuer. Jusqu’au moment ultime, il ne le croira pas, il ne pourra pas le croire. Pas lui, pas moi !

Ce jour-là, l’enseignant, malgré toutes ses connaissances, ne saura pas quoi répondre à cet élève – son élève – éructant de haine. En effet, que répondre à un élève qui vous dit qu’il aime mieux obéir à Dieu qu’à son professeur, et qui en conséquence est sûr de mériter le ciel en l’égorgeant ? (5)

Ce jour-là, les dernières paroles qu’entendra l’enseignant seront « Allah Akbar » ! « Allah Akbar », les dernières paroles avant la nuit…

Ce jour-là, le cancre qui, auparavant, se contentait de massacrer la grammaire et le calcul, assassinera son prof. Peut-être même cet élève filmera-t-il la scène. En tout cas, il sera fier de son geste. Pour certains lycéens, il deviendra un héros, un héros dont la geste sera joyeusement célébrée et narrée en rap (6)…

Ce jour-là, l’école républicaine, publique et laïque mourra aussi.

Le jour d’après…

Le jour d’après, le gouvernement, quel qu’il soit, condamnera « fermement » (c’est-à-dire ne condamnera à rien, comme d’habitude) ceux qui auront été à l’origine de cet attentat.

Le jour d’après, des magistrats-militants d’un syndicat prétendu progressiste, éperdus de compassion à l’égard du parcours forcément difficile du jeune assassin, affirmeront que ce dernier est d’abord et avant tout une victime de l’islamophobie systémique de la société française.

Le jour d’après, les partis, syndicats, médias, intellectuels, associations et artistes d’extrême gauche sous-entendront que le prof assassiné était peut-être un peu trop laïque – donc probablement raciste – et qu’il a tout de même un peu cherché ce qui lui est arrivé… Et puis que valent des morts d’enseignants français par rapport aux morts de « résistants » du Hamas, les seules morts qui préoccupent véritablement les progressistes ?

Le jour d’après, les rares qui oseront timidement établir l’ébauche d’une esquisse d’une éventuelle possibilité de rapport entre l’assassinat de ce prof et l’incroyable liberté dont jouissent les islamistes pour propager leur idéologie en France seront aussitôt extrême droitisés, hitlérisés, nazifiés et excommuniés du débat public. Le « fascisme » ne passera pas, le réel non plus !

Le jour d’après, l’école républicaine, publique et laïque sera enterrée.

Elle n’aura pas droit à des obsèques grandioses dignes de son glorieux passé. Elle sera jetée à la fosse commune, à la fosse communiste, à la fausse islamogauchiste.

Quand un peuple tolère que ceux qui enseignent sa langue et sa culture soient insultés, menacés, agressés et tués par des barbares, c’est que ce peuple est déjà mort.

Simplement, il ne le sait pas encore.

(1) Samuel Paty a été assassiné le 16 octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine et Dominique Bernard à Arras le 13 octobre 2023.

(2) Émeutes lycée-haines : un effondrement anthropologique   – Rupture

(3) Émeutes lycée-haines : le temps du feu – Rupture

(4) L’enseignante Agnès Lassalle a été assassinée dans sa classe par l’un de ses élèves le 22 février 2023 à Saint-Jean-de-Luz, mais il ne s’agissait pas d’un acte terroriste.

(5) « Que répondre à un homme qui vous dit qu’il aime mieux obéir à Dieu qu’aux hommes, et qui en conséquence est sûr de mériter le ciel en vous égorgeant ? ». Voltaire, Dictionnaire philosophique, article « Fanatisme». 

(6) INFO RTL – « À la Mohammed Merah » : le rappeur BORO 700 jugé le 21 octobre pour apologie du terrorisme, une enquête ouverte après des vidéos de lycéens scandant sa chanson

M. H.

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