L’Académie royale de Belgique intronise l’écrivain Boualem Sansal

Ce samedi 25 avril, l’auteur du Serment des barbares sera officiellement reçu dans l’institution belge. L'écrivain fait son entrée à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. Boualem Sansal sort d’une période où il a payé très cher sa liberté de parole. Cette reconnaissance lui redonne du baume au cœur.

Par Karim Maloum

Publié le 25 avril 2026

L’Académie royale de Belgique intronise l’écrivain Boualem Sansal

Boualem Sansal intronisé à l’Académie royale de littérature française de Belgique.

L’écrivain Boualem Sansal est reçu ce samedi en tant que membre de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. Élu fin octobre, alors qu’il était encore emprisonné en Algérie, le nouvel académicien succède au fauteuil numéro 37 laissé vacant par Michel del Castillo, rejoignant ainsi un collège prestigieux de quarante membres dont une partie est réservée aux personnalités internationales.

« Ce samedi 25 avril constitue un jalon important dans le parcours de mon ami : son entrée officielle à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. Cette reconnaissance est spécialement marquée par les mois écoulés, marqués par une épreuve carcérale suivie d’un retour très exposé dans le débat intellectuel », écrit Kamel Bancheikh dans Rupture Mag.

Élu le 29 janvier dernier à l’Académie française, l’auteur du Serment des barbares (1999), du Village de l’Allemand (2008) et de 2084 est attaqué depuis quelques jours. Boualem Sansal a quitté Gallimard pour se joindre aux éditions Grasset. Le procès est animé par des écrivains ou journalistes qui ne l’ont pas soutenu pendant son arrestation arbitraire en Algérie.

Boualem Sansal est également victime d’attaques en Belgique en raison de sa liberté, tout comme en France. Il n’est redevable de rien à qui que ce soit. Toutefois, le secrétaire perpétuel de l’Académie royale a insisté sur l’aspect artistique de sa candidature pour justifier cette décision.

Le 12 novembre, la présidence algérienne annonce qu’elle «accepte» de libérer Boualem Sansal, emprisonné depuis le 16 novembre 2024 en Algérie. Il sera condamné à cinq ans de prison le 27 mars pour «atteinte à l’unité nationale», une peine confirmée en appel le 1er juillet. Le président algérien Abdelmadjid Tebboune « a répondu favorablement » à une demande du président allemand Frank-Walter Steinmeier, « concernant l’octroi d’une grâce en faveur de Boualem Sansal », selon le communiqué officiel. 

K. M.

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