Yom HaShoah : journée du souvenir de la Shoah

Yom HaShoah est tout sauf une fête. Le jour de la Shoah commémore le génocide de près de 6 millions de Juifs par les nazis et des héros de la résistance juive pendant la Seconde Guerre mondiale. C’était hier... Nous nous souviendrons et n’oublierons jamais.

Par Marie Dolores Prost

Publié le 13 avril 2026

Yom HaShoah : journée du souvenir de la Shoah

Des Juifs arrêtés lors de la révolte du ghetto de Varsovie sont conduits vers la Umschlagplatz par des soldats de la Waffen SS.

Yom HaShoah en cette journée sacrée du Souvenir de la Shoah, nos cœurs se brisent devant l’abîme insondable d’une horreur qui a dévoré six millions d’âmes juives dans les flammes de la haine nazie. Nous nous inclinons, le souffle coupé par une douleur incommensurable, devant la mémoire de ces innocents, pères, mères, enfants aux yeux immenses, vieillards aux mains tremblantes arrachés brutalement à leur existence, à leurs rires, à leurs prières, pour être précipités dans l’enfer glacé des ghettos, des convois de la mort et des chambres à gaz qui étouffaient jusqu’au dernier cri.

L’horreur défie toute raison humaine : des familles entières déchirées à jamais, des mères serrant contre elles leur bébé dans l’ultime étreinte avant l’anéantissement, des enfants aux regards perdus qui demandaient encore « pourquoi ? » tandis que leur seul crime était d’être nés juifs.

Des millions de destins brisés, de rêves piétinés, de voix réduites au silence par la fumée noire des crématoires. Auschwitz, Treblinka,ces noms gravés dans notre chair collective comme des plaies qui ne cicatriseront jamais.

Au cœur de cette nuit la plus noire de l’humanité, quelques lueurs déchirantes ont pourtant brillé : le courage surhumain des insurgés du ghetto de Varsovie, le sacrifice silencieux des Justes parmi les nations qui ont offert leur vie pour arracher quelques âmes à la mort, et surtout la force surhumaine des survivants qui, malgré les blessures éternelles gravées dans leur âme, ont trouvé la force de témoigner pour que le monde sache.

Ne pas se souvenir, c’est commettre une seconde trahison

Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons hurler contre l’oubli. Car oublier, c’est trahir une seconde fois. Oublier, c’est ouvrir la porte à la résurgence de la même haine qui, sous d’autres masques, relève déjà la tête. 

Dans un monde où l’antisémitisme et les discours de division se propagent à nouveau, la mémoire de la Shoah est notre rempart le plus fragile et notre devoir le plus impérieux. Nous devons la transmettre, intacte et brûlante, aux générations futures, éduquer sans relâche, sensibiliser avec ferveur, afin que « Plus jamais ça » ne soit pas une formule vide, mais un serment gravé au plus profond de nos consciences et de nos âmes.

Que les âmes des six millions reposent en paix éternelle. Que leur mémoire soit une lumière déchirante et un appel incessant à la vigilance. Nous n’oublierons pas. Nous ne laisserons pas l’oubli triompher. Jamais. Plus jamais.

M. D. P.

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