Mort de Quentin à Lyon : un rassemblement d’hommage à Paris pour demander « justice »
Un rassemblement était organisé devant l'université de la Sorbonne. Plusieurs élus étaient présents pour rendre hommage au jeune homme de 23 ans. Quentin. D, hospitalisé depuis jeudi est mort samedi des suites d'un lynchage en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po, à Lyon. Dans un entretien à RTL ce dimanche, l’avocat de la famille demande que les faits soient requalifiés en « meurtre en bande organisée ».
Par Karim Maloum
Publié le 15 février 2026

Rassemblement à Paris pour demander "justice pour Quentin"
Sous une pluie fine et persistante, le dimanche 15 février, de nombreuses personnes se sont rassemblées devant l'université de la Sorbonne. Une banderole proclamant "Antifas assassins, justice pour Quentin" a été déployée devant le bâtiment universitaire, des militants ont pris la parole pour rendre hommage à leur "camarade" pour ce rassemblement.
Deux mots d’ordre ont résonné place de la Sorbonne, dans le 5e arrondissement de Paris, ce dimanche après-midi : « Justice pour Quentin » et « LFI, assassins », au lendemain de la mort de Quentin, lynché jeudi en marge d’une conférence de l’eurodéputée Insoumise Rima Hassan à Sciences Po Lyon.
Sous une pluie fine et persistante, le dimanche 15 février, de nombreuses personnes se sont rassemblées devant l’université de la Sorbonne. Une banderole proclamant « Antifas assassins, justice pour Quentin » a été déployée devant le bâtiment universitaire, des militants ont pris la parole pour rendre hommage à leur « camarade« pour ce rassemblement.
Plusieurs centaines de personnes se sont réunies dimanche devant la Sorbonne pour réclamer des sanctions après l’agression mortelle du jeune lyonnais.
Deux mots d’ordre ont résonné place de la Sorbonne, dans le 5e arrondissement de Paris, ce dimanche après-midi : « Justice pour Quentin » et « LFI, assassins », au lendemain de la mort de Quentin, lynché jeudi en marge d’une conférence de l’eurodéputée Insoumise Rima Hassan à Sciences Po Lyon.
Plusieurs élus et personnalités de droite étaient présents : Éric Zemmour, président du parti Reconquête, députés RN, Marion Maréchal, eurodéputée Identité Libertés, Marie-Caroline Le Pen, conseillère RN d’Île-de-France, ou encore André Kotarac, porte-parole du RN et président du groupe RN au conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes.
Angers, samedi après-midi, environ 80 personnes s’étaient déjà réunies, majoritairement des jeunes, en soutien au militant nationaliste autour d’une pancarte « l’antifascisme tue », selon Ouest-France. « Hormis quelques insultes qui ont fusé ici et là », la manifestation s’est tenue « dans le calme » et sous la surveillance de la brigade anti criminalité (BAC), relatent nos confrères.
Les proches de Quentin demandent que les faits soient requalifiés en « meurtre en bande organisée »
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a appelé samedi les préfets à « renforcer la vigilance autour des rassemblements de nature politique, ainsi qu’autour des permanences de campagne ».
Selon les premiers éléments de l’enquête ouverte par le parquet de Lyon pour « violences aggravées », Quentin D. aurait été pris à partie vers 19h40 par un groupe d’une trentaine de personnes, identifiées par plusieurs témoins comme des militants antifascistes, possiblement affiliés à la mouvance de la Jeune Garde.
Une autre vidéo présumée de l’agression diffusée samedi soir par TF1, filmée d’un immeuble, montre une dizaine de personnes assenant des coups à trois personnes gisant à terre, dont deux parviennent à s’échapper.
Les faits se sont produits en marge d’une action du collectif féministe identitaire Némésis, qui contestait la tenue d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon.
Interrogé sur RTL ce dimanche matin, Me Fabien Rajon a annoncé que les proches de Quentin demandent que les faits soient requalifiés en « meurtre en bande organisée ».
Pour l’avocat de la famille de Quentin, Me Fabien Rajon, le jeune homme a été victime d’un « guet-apens, méthodiquement préparé » tendu par « des individus organisés et entraînés, en très large surnombre et armés, pour certains le visage masqué, ayant effectué des repérages préalables et disposant a priori de complicités ». « Ces faits, s’ils sont confirmés par l’enquête (…) constituent un crime », a-t-il ajouté dans un communiqué publié samedi après la mort de l’étudiant.
La famille dénonce un « crime » et appelle « au calme et à la retenue »
La famille de Quentin dénonce un « crime » et appelle « au calme et à la retenue », a fait savoir leur avocat. « Un guet-apens, méthodiquement préparé, semblerait bien avoir été tendu à Quentin par des individus organisés et entraînés, en très large surnombre et armés, pour certains le visage masqué, ayant effectué des repérages préalables et disposant a priori de complicités. Ces faits, s’ils sont confirmés par l’enquête (…) constituent un crime », écrit Me Fabien Rajon dans un communiqué.
« Appelant au calme et à la retenue, la famille de Quentin fait confiance aux enquêteurs et à la justice afin que les responsables de sa mort soient rapidement interpellés et qu’ils aient à en répondre », a ajouté leur avocat.
« L’enquête se poursuit, elle est conduite dorénavant du chef de coups mortels aggravés, en plus des violences aggravées par trois circonstances », a précisé le parquet dans un communiqué cité par l’AFP.
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