Manifestations à risque : le chef de l’Etat fuit ses responsabilités
Le président de la République et le Premier ministre rejettent la responsabilité sur les juges face aux risques de violences en marge des manifestations. C'est de l'irresponsabilité. Ils font prendre de grands risques à la France.
Publié le 30 octobre 2026

Le président de la République ne se prononce pas sur les questions graves, ne prend pas les décisions adéquates devant des situations qui présentent de hauts risques pour le pays.
Le tribunal administratif a suspendu l’arrêté de la préfecture de police de Paris qui interdisait le parcours annoncé par l’intersyndicale pour la manifestation prévue pour demain. Ici, tout le monde est dans son rôle : les syndicats qui choisissent un itinéraire pour leur marche ; la préfecture de police qui, craignant des violences, interdit cet itinéraire ; le tribunal administratif qui juge que l’interdiction n’est pas justifiée. Le problème est ailleurs : au plus haut sommet de l’Etat, le président de la République qui n’a pas pris ses responsabilités devant une situation à très hauts risques, comme décréter, pourquoi pas, l’état d’urgence.
On rejette la responsabilité sur les juges. Mais les juges ne peuvent faire qu’une choses : appliquer la loi. Et la loi est faite par les politiques.
Les couvre-feux « partiels » de Lecornu pour couvrir la non-annonce de l’état d’urgence par Macron
Le gouvernement a pris une mesure permettant des couvre-feux. Une mesurette ! Non seulement, il est difficile de la faire respecter mais, en plus, et c’est le plus important, elle ne sert à rien. Les violences qui ont été commises en marge des manifestations du 17 octobre l’ont été en plain jour.
Le couvre-feu peut être utile, même nécessaire en cas d’insurrection armée, pour empêcher ou rendre difficile les mouvements des insurgés de nuit.
En fait, ce recours au couvre-feu a été décidé pour ne pas prendre des mesures plus fortes, comme l’état d’urgence que le chef de l’état aurait pu, aurait peut-être dû prendre. Il a préféré fuir ses responsabilités et faire prendre au pays de grands risques.
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