En Syrie, les islamistes au pouvoir ont pris des mesures pour interdire les femmes dans une partie des filières de l’enseignement supérieur

Les femmes sont toujours l'objet d'attaques de la part des islamistes et toujours les premières à les subir, c'est une constante. La coalition islamiste qui a renversé Bachar al-Assad a annoncé fin septembre que certaines universités ne permettront pas aux femmes de suivre des cours dans certaines disciplines. L'Occident se fait des illusions au sujet de Joulani. Les islamistes qui ont pris le pouvoir à Damas disent aux Occidentaux ce qu’ils ont envie d’entendre. Mais les faits contredisent ce qu’ils disent.

Par Karim Maloum

Publié le 9 octobre 2026

En Syrie, les islamistes au pouvoir ont pris des mesures pour interdire les femmes dans une partie des filières de l’enseignement supérieur

L'Occident se fait des illusions au sujet de Joulani. Les islamistes qui ont pris le pouvoir à Damas disent aux Occidentaux ce qu’ils ont envie d’entendre.

L’islamisme est une doctrine totalitaire. Les islamistes sont tous les mêmes. On nous parle sans cesse que les islamistes au pouvoir en Syrie ont changé. C’est faux. Les islamistes sont toujours les mêmes et les cibles sont toujours les mêmes. Partout où les totalitaires islamistes, au pouvoir ou en position de force dans un pays, s’attaquent aux femmes.

Les faits. En Syrie, le ministère islamiste de l’Éducation a pris la décision d’interdire certaines filières aux étudiantes, ce qui a suscité de vives critiques. Certains ont dénoncé de nouvelles restrictions imposées par les autorités islamistes aux droits des femmes.

Le 30 septembre, l’ouverture des inscriptions dans les universités a été annoncée, mais il y a eu une annonce indiquant que la plupart des disciplines ne seront pas admises pour les étudiantes.

Parmi les spécialités offertes à l’Université nationale des sciences de la défense, on retrouve les sciences juridiques et sociales, la gestion et l’économie, et d’autres domaines qui sont exclusivement réservés aux étudiants masculins.

A Idleb (nord-est), fief de la coalition islamiste qui a pris le pouvoir après avoir renversé Bachar al-Assad en décembre 2024, les étudiantes ne sont plus admises dans les filières de production télé et radio. Et à Rumeilan dans le Nord-Est, elles n’ont plus accès à l’Institut technique du pétrole et du gaz. Sollicité par l’AFP, le ministère de l’Enseignement supérieur n’a pas répondu

Abou Mohammed al-Joulani est-il sincère en affirmant qu’il a renoncé à l’extrémisme ? La preuve que non, il a refusé, ce vendredi 3 janvier 2025 , de toucher la main à une femme qu’il recevait, la ministre allemande des Affaires étrangères, alors qu’il a serré la main au chef de la diplomatie française. Il venait de donner une gifle à l’Occident !

Le nouveau maître de Damas est en train d’agir vis-à-vis de l’Occident comme l’a fait Khomeiny lorsqu’il a pris le pouvoir en Iran en 1979. Plus récemment, en Afghanistan, les Talibans ont affirmé, à leur retour au pouvoir en 2021, qu’ils s’étaient réformés, que les droits des minorités et des femmes seraient protégés, que le pays ne servirait pas de plaque tournante aux groupes terroristes.

K. M.

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