L’épidémie de hantavirus sur le navire Hondius devrait officiellement prendre fin le 2 juillet, selon l’OMS

L'épidémie d'hantavirus sur le navire de croisière Hondius, qui a suscité une vive inquiétude internationale, devrait être officiellement déclarée terminée le 2 juillet. Annonce, mercredi, de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Le virus a fait trois morts. Cette partie est terminée. Il reste encore beaucoup de travail à réaliser pour les scientifiques et les experts.

Par Marie Dolores Prost

Publié le 25 juin 2026

L’épidémie de hantavirus sur le navire Hondius devrait officiellement prendre fin le 2 juillet, selon l’OMS

Le directeur général de l'OMS a indiqué que plus de 650 cas contacts ont été identifiés et suivis par les autorités sanitaires dans 33 pays et territoires.

Près de deux mois après le signalement initial, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué que l’épidémie de hantavirus liée au navire de croisière MV Hondius devrait être déclarée terminée le 2 juillet prochain, sous réserve qu’aucun nouveau cas ne soit détecté d’ici cette date. 

Lors d’une conférence de presse tenue mercredi à Genève, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a fait le point sur cette flambée rare qui a suscité une vive inquiétude internationale. Le bilan reste stable , 13 cas confirmés ou probables, dont trois décès. Plus de 650 contacts ont été identifiés et suivis dans 33 pays et territoires. 

« Tous les contacts, à l’exception de 54, ont achevé leur période de quarantaine, et les contacts restants doivent terminer leur quarantaine d’ici au 2 juillet », a-t-il précisé. Si aucune contamination supplémentaire n’est rapportée, l’OMS considérera l’épidémie close. 

L’épidémie a éclaté en avril 2026 à bord du MV Hondius, un navire néerlandais d’expédition parti le 1er avril d’Ushuaïa, en Argentine. Le virus, identifié comme la souche Andes, s’est propagé parmi les passagers et l’équipage lors d’une croisière dans l’Atlantique Sud, avec des escales sur des îles reculées telles que la Géorgie du Sud, Tristan da Cunha, Sainte-Hélène et l’île de l’Ascension. Le premier décès est survenu le 11 avril à bord. Deux autres ont suivi, l’un en Afrique du Sud et le dernier le 2 mai. Les passagers restants ont été évacués à Tenerife, aux Canaries. 

Place à la recherche

Le hantavirus est un virus zoonotique transmis principalement par les rongeurs via leurs excréments, urine ou salive. La souche Andes est particulière : elle est la seule connue pour permettre une transmission interhumaine, bien que celle-ci nécessite des contacts prolongés et rapprochés. Aucun vaccin ni traitement spécifique n’existe, ce qui a conduit à la mise en place de mesures de quarantaine rigoureuses dans de nombreux pays, y compris en France. Les autorités américaines ont confirmé que tous les citoyens potentiellement exposés avaient terminé leur période de surveillance de 42 jours le 21 juin, sans aucun cas déclaré aux États-Unis. 

Au-delà de la fin de l’épidémie, les travaux scientifiques se poursuivent. L’OMS collabore avec les partenaires pour analyser des échantillons du virus et prévoit de les partager avec le BioHub en Suisse. Ces données seront essentielles pour améliorer les outils de diagnostic, développer des traitements et, à terme, concevoir des vaccins en vue de futures flambées.

Cet épisode rare met en lumière la vulnérabilité des voyages internationaux face aux zoonoses émergentes, tout en démontrant l’efficacité d’une réponse sanitaire mondiale coordonnée et rapide. Les autorités sanitaires maintiennent une vigilance accrue jusqu’à la date clé du 2 juillet.

M. D. P.

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