« Une décision politique » : Après C8, bientôt CNews alerte Maxime Saada, patron du Groupe Canal+

On peut critiquer la chaîne CNews. On peut contester ses analyses. On peut débattre de ses choix. Cependant, il est inacceptable de mettre en demeure ou de mettre à mort une chaîne de télévision, quelle que soit sa ligne éditoriale, ce qui constitue un scandale démocratique. La liberté d’expression est une liberté fondamentale. Elle est l’un des socles les plus importants de la démocratie. Tout comme la liberté de la presse qui en découle. S’attaquer donc à la liberté d’expression et à la liberté de la presse, c’est s’attaquer aux fondements de la démocratie.

Par Karim Maloum

Publié le 25 juin 2026

« Une décision politique » : Après C8, bientôt CNews alerte Maxime Saada, patron du Groupe Canal+

Maxime Saada tire le signal d'alarme : L'ARCOM "poursuit un seul objectif : faire taire, puis faire disparaître, CNews que des millions de Français choisissent librement"

La charge du patron de Canal+ contre l’Arcom après la mise en demeure de CNews. Le président du directoire du groupe Canal+, Maxime Saada, estime que la mise en demeure mi-juin de la chaîne d’infos CNews, sommée par l’Arcom de respecter davantage la diversité d’opinions sur son antenne, est « une décision politique », dans une tribune publiée mercredi sur le site du Figaro.

« Ceci n’est pas une décision de régulation. C’est une décision politique. Et elle poursuit un seul objectif : faire taire, puis faire disparaître, une chaîne que des millions de Français choisissent librement chaque jour », assène-t-il.
Le régulateur de l’audiovisuel, qui répondait à une saisine de l’organisation Reporters sans frontières (RSF) en janvier, a mis en demeure CNews de mieux respecter la diversité « des courants de pensée et d’opinion », sous peine d’ouvrir la voie à des sanctions, notamment financières.

« Soyons lucides sur la suite. Après la mise en demeure viendront les sanctions financières. Puis la menace de la fermeture de la chaîne, puisque la chaîne ne saura se conformer à une exigence impressionniste et imprévisible », affirme le patron de Canal+.

Selon lui, « ce n’est pas une hypothèse : c’est une trajectoire évidente. Nous ne la connaissons (hélas) que trop bien pour avoir vécu la fermeture de C8 ». « Une autorité qui se fait juge de l’équilibre de la critique ne protège pas le pluralisme, elle l’appauvrit », regrette-t-il.

L’Arcom a récemment annoncé qu’elle allait se doter à la rentrée d’une « veille » sur le respect du pluralisme sur les quatre chaînes info de la TNT (BFMTV, CNews, LCI, franceinfo), avec la campagne présidentielle de 2027 en ligne de mire.

La liberté de la presse est l’un des principes fondamentaux des systèmes démocratiques

La liberté d’expression est une liberté fondamentale. Elle est l’un des socles les plus importants de la démocratie. Tout comme la liberté de la presse qui en découle. S’attaquer donc à la liberté d’expression et à la liberté de la presse, c’est s’attaquer aux fondements de la démocratie.

Cnews, comme tous les autres médias, exprime une sensibilité éditoriale particulière en fonction du choix de ses sujets, de la hiérarchisation de l’information et des angles adoptés.

Pourtant, la neutralité journalistique absolue n’existe pas. Chaque média, par le choix de ses sujets, la hiérarchisation de l’information et les angles adoptés, reflète une sensibilité éditoriale particulière. 

C’est précisément cette liberté qui fonde le pluralisme réel et vivant,un média de gauche insistera davantage sur les inégalités sociales et économiques, un média libéral soulignera les excès de réglementation et de fiscalité, tandis qu’un média conservateur mettra l’accent sur les questions migratoires, la sécurité et la place de l’islam dans la société française. 

Le traitement de l’information doit être fait avec professionnalisme et éthique, c’est tout ce qui compte. Le journaliste sportif français, en prison en Algérie depuis un an Christophe Gleizes avait été arrêté le 28 mai 2024 et d’abord placé sous contrôle judiciaire dans un hôtel jusqu’à son premier procès, le 29 juin 2025, à l’issue duquel il a été condamné à sept ans de prison, peine confirmée en appel le 3 décembre.

K. M.

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