Populicide, Philippe De Villiers : « un livre testament, un cri ultime…»
Quelle magnifique plume de Philippe de Villiers pour nous livrer ses dernières pensées, ses dernières volontés pour notre pays qu’il affectionne particulièrement. Car ce Populicide est un cri d’amour immense pour la France et le peuple Français qu’il ne veut pas voir disparaître, et pourtant que l’auteur décrit depuis très longtemps comme en voie de disparition. Aussi, il débute son ouvrage en faisant un état des lieux de la France d'aujourd'hui, tirant les leçons de la violence des récentes manifestations, de l'abdication judiciaire et de l'inaction du pouvoir. Il évoque la République à bout de souffle, le grand affaissement du pays, le passage d'une société homogène à une société tribale, les forces de l'ordre qui n'ont plus la maîtrise du territoire avec comme conséquence la transformation de notre pays en un terrain de jeu pour les hordes de barbares. « Je parle devant l'Histoire. C'est peut-être mon cri ultime, le message final, le dernier dépôt, le fruit de la dernière mise en garde avant qu'il ne soit trop tard. »
Par Nicolas Bourez
Publié le 25 novembre 2025

Philippe de Villiers nous invite à refranciser tout ce qui peut l’être.
Philippe de Villiers cite Marc Bloch pour exprimer que nous revivons un « Juin 40 mental ». « Nos chefs n’ont pas été seulement frappés dans leur courage, dans leur intelligence ou dans leur caractère. Ils ont été frappés dans leur foi. Ils ne croyaient pas à la France. » Ensuite il recherche dans l’histoire des civilisations les raisons de la chute et de l’extinction de certaines et nous exhorte à en tirer quelques leçons. « La grande leçon de Carthage, c’est que les élites se trompent souvent sur le destin des peuples mais aussi que les peuples sont mortels et peuvent disparaître du jour au lendemain. »
Ces civilisations anciennes se sont détruites de leurs propres mains, simplement en reniant leur passé, en s’excusant pour ce qu’elles étaient et en tentant de s’inventer un avenir, souvent basé sur une utopie multiculturelle : « L’idéal de l’homme abstrait porte le populicide comme la nuée porte l’orage. » On fabrique ainsi un peuple de déracinés : les déracinés de l’extérieur qui font face aux déracinés de l’intérieur.
« Mon ami Boualem Sansal m’a un jour repris : « Il n’y aura pas de choc de civilisations car la vôtre va se coucher. » Et Philippe de Villiers de poursuivre « Dès 399, un ambassadeur venu de Cyrénaïque avait prédit la fin de l’empire : Le prince avisé doit choisir ses soldats parmi ses seuls sujets, car la garde de la patrie ne peut appartenir qu’à ceux qui ont intérêt à la défendre. »
Vers le milieu de l’ouvrage, l’auteur se livre davantage sur ses expériences et les raisons de ses combats politiques, médiatiques et bien sûr, en rapport avec la création du Puy du Fou dont il est fier à juste titre. Nous vibrons avec lui en lisant la fougue de sa passion pour la France en général et la Vendée en particulier.
Il nous transporte avec ses nombreuses envolées pour nous déposer ici sur un coin de France tant aimé, là avec un paysan tant respecté, tout au loin de ses pensées avec la magie de l’histoire sans cesse transcendée pour mieux nous en communiquer l’essence et l’héritage.
Nous chantons la France avec lui, nous abreuvons notre jeunesse de cette fierté retrouvée d’appartenir à un peuple inscrit dans son histoire car son premier souhait était bien de « refaire quelque chose qui ressemblât au roman national, atteint mortellement d’un cocktail Molotov en Mai 68.
J’ai imaginé, entre nature et un livre d’histoire vivante à ciel ouvert, le Puy légendaire, du Fou de jour. » Il poursuit dans toute la splendeur de sa réussite, « L’œuvre est mondialement connue, reconnue ; les Français, de plus en plus nombreux, viennent chercher sur la petite butte sortie des ronces, devenue un haut lieu de la Mémoire vivante, leurs patries manquantes. »
Philippe de Villiers redevient plus sombre en poursuivant le constat qu’il dresse de la situation actuelle, politique, économique et démographique de notre pays : « Voilà où nous en sommes. Endettés jusqu’à la moelle, surveillés jusqu’au fond de l’âme, formatés jusqu’à l’intime. Nous construisons notre propre cachot. ». Terrible !
En parlant plus précisément de l’immigration, il veut tordre le cou à ce mythe sans cesse retravaillé par les tenants de la bien-pensance pour tenter de l’habiller si maladroitement de certitude, la France terre d’immigration, comme si cela allait modifier l’analyse du présent… Il décide un petit tour dans le passé, doublement intéressant car il fait cesser la rumeur de la France terre d’accueil incontestée et il porte l’actualité du discours déjà prononcé il y a plus d’un siècle : «Lors de la séance mémorable sur la nouvelle loi d’acquisition de la nationalité, le 16 mars 1889, le député Maxime Lecomte monte à la tribune : « Le véritable danger national, nous le connaissons : il consiste à garder chez nous des hommes qui ne sont attachés à aucune patrie, qui n’aiment pas la France, que nous n’avons pas su conquérir…
Il faut coûte que coûte éviter de laisser se constituer, si vous me permettez l’expression, différentes nations dans la nation française. »
Notre situation est difficilement tenable car on essaye de faire cohabiter des populations totalement opposées comme l’auteur l’expose très clairement « On tente ainsi de faire vivre ensemble, dans une parenté oxymorique, l’islamisme ancestral et le wokisme radical, la femme grillagée et l’homme enceint. » Il apparaît donc encore plus essentiel de refaire de l’histoire commune la pierre angulaire de tout projet de société.
L’auteur nous invite à repenser les racines de notre pays comme élément fédérateur de notre population, indépendamment de toute croyance. Il fustige ainsi notre Président sur l’absence de reconnaissance des racines chrétiennes de la France : « La France est la fille naturelle de la République. » Et de poursuivre « On imagine une GPA républicaine pour donner naissance, hors mariage, à une bâtarde, de semence inconnue, sans filiation : « la France, Fille Ainée de l’Instant ». La feuille blanche… encore la feuille banche. »
Philippe de Villiers nous invite à refranciser tout ce qui peut l’être et parle des Français de souche et des Français de désir dans cette nécessité de se rassembler autour de notre histoire et de notre volonté commune de poursuivre l’aventure… « Mais il faut aller plus loin. Aujourd’hui, si l’on veut refaire un peuple au sens organique, les retrouvailles avec le lignage et le voisinage ne suffisent plus, il faut que le peuple français retrouve son imaginaire. »
Un peu plus loin, il l’écrit d’une très belle manière comme une conclusion sur l’avenir qu’il souhaite de toute son âme et de tout son cœur :
« Demain, chaque petit français devrait partir dans la vie avec un bagage imaginaire qui habille ses rêves. » afin de « Refaire de chaque petit Français un héritier, un petit propriétaire de son lopin de souvenirs. Un Français instruit de son passé deviendra redevable et aura très vite le réflexe de comprendre qu’il ne fait qu’ emprunter la terre à ses enfants. Une nation, c’est une créance, ressentie comme une dette ».
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