Il y a 10 ans, la France sombrait dans l’horreur
Par Luc Erik Krief (*)
Publié le 13 novembre 2025

Pour certains, cet attentat ne serait plus qu’un fait divers de plus dans nos vies.
Il y a 10 ans, la France sombrait dans l’horreur. Un attentat dans une salle de spectacle, le Bataclan, qui aura vu des centaines de vies brisées et des dizaines de blessés, à jamais traumatisés.
Il y a 10 ans et pourtant on pourrait croire que c’était hier ! Car en fait rien n’a vraiment changé. La terreur qui se propage via des attentats à connotation islamiste, est palpable partout dans le monde. Quel pays n’aura pas été touché par des attentats, d’ampleur ou isolés, sous couvert d’une propagande islamiste ? Et pourtant, nous devons constater que rien n’aura été vraiment fait pour combattre cet endoctrinement qui détruit les bases mêmes, de nos républiques, de nos démocraties.
10 ans déjà ! Certaines mémoires auront certainement perdu la connaissance des faits et malheureusement, pour certains, cet attentat ne serait plus qu’un fait divers de plus dans nos vies. Nous ne pouvons pas accepter cela et nous ne devons pas oublier ce qui s’est passé un certain 13 novembre 2015, comme nous ne devons pas oublier l’assassinat de Samuel Paty, des journalistes de Charlie Hebdo, des innocents de l’Hyper Casher ou de l’École Ozar Hatorah de Toulouse.
Nous ne devons pas baisser les bras et c’est avec inquiétude que nous devons regarder le tournant pris par certains politiques, certains partis, voire par notre président de la République. C’est un virage dangereux à plus d’un titre qui risque de voir disparaître une culture judéo-chrétienne, faite de richesses et de tolérance.
Alors si le Bataclan restera longtemps encore dans la mémoire de plusieurs d’entre nous, nous ne saurons accepter que d’autres Bataclan, que d’autres Charlie Hebdo puissent réitérer au nom d’une idéologie mortifère, au nom d’un système politique qui voudrait initier un califat en lieu et place de nos démocraties.
Nous sommes tous responsables de notre devenir et nous devons rester vigilants face à ce qui se dessine, et face à ces discours purement électoralistes. La vie de nos enfants, de nos amis, de nos concitoyens ne mérite pas une forme de mansuétude à l’égard d’une violence qui ne cache plus son nom.
N’ayons aucun doute quant à la véritable responsabilité de nos politiques. Ils doivent être sanctionnés par les urnes, au regard de leur complaisance ou de leurs discours qui frisent l’incongruité avec la réalité. Être ferme vis-à-vis de ceux qui ne nous acceptent pas tels que nous sommes permettra de sauver, sans le moindre doute, plus d’une vie.
L. E. K.
(*) Chef d’entreprise
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