Il s’appelait Samuel…

Par Marc Hellebroeck

Publié le 16 octobre 2025

Il s’appelait Samuel…

Il s’appelait Samuel et on l’a accusé d’avoir fait son devoir, d’avoir fait son métier.

Il était prof d’histoire, sa mission : enseigner,
transmettre le savoir, la France, la liberté.
Il s’appelait Samuel et on l’a accusé
d’avoir fait son devoir, d’avoir fait son métier.
Il s’appelait Samuel et fut abandonné
par des collègues sans gloire, soumission affichée.
Il s’appelait Samuel, des élèves l’ont bradé,
contre 300 euros, contre 30 deniers.
Il s’appelait Samuel et il fut supplicié,
l’arme était un couteau, le tueur, un réfugié.
Il s’appelait Samuel, l’EN l’a recadré ;
il s’appelait Samuel, la haine l’a immolé.
Il s’appelait Samuel, on voudrait l’oublier
car il est le miroir de toutes nos lâchetés.

16 octobre 2020, c’est la fin de notre ère ;
pour un simple dessin, le début d’une guerre.
16 octobre 2020, l’Histoire s’est arrêtée ;
la France est sans destin, ses hussards noirs sont tués.
16 octobre 2020, République endeuillée,
revanche du droit divin, Marianne décapitée.

Les pays sans Histoire, les nations sans passé,
sont des terres sans espoir, des peuples condamnés.
Il s’appelait Samuel et c’était le premier…
Puis ce fut Dominique, sera-t-il le dernier ?

M. H.

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