Samuel Paty, martyr de la liberté
Samuel Paty n’était pas seulement un professeur d’histoire-géographie. Il était un représentant de la République, un passeur de savoir, un homme qui croyait encore que la liberté d’expression et l’esprit critique pouvaient être enseignés dans une salle de classe française. C’est précisément pour cela qu’on l’a tué.
Publié le 16 octobre 2026

Le vrai danger n’est pas la caricature. Le vrai danger, c’est l’islam politique : celui des Frères musulmans et de leurs satellites, celui qui transforme la religion en arme.
Il a été assassiné par un terroriste islamiste qui a agi, et par un instigateur, Abdelhakim Sefrioui, qui a mis une cible dans son dos. Mais il a aussi été abandonné par des lâches : ceux qui n’ont pas voulu voir, ceux qui n’ont pas voulu dire, ceux qui l’ont laissé seul face à la meute. Quatre ans après, nous pensons à lui. Nous prions pour lui. Et nous devons avoir honte de ce que nous n’avons pas encore fait.
Samuel Paty n’était ni anti-musulman, ni discriminatoire. Dire le contraire, c’est reprendre la propagande de l’islamisme. C’est mettre le bourreau à la place de la victime et la victime à la place du bourreau. C’est exactement ce que font, aujourd’hui encore, certains réseaux islamistes et leurs relais politiques, notamment à gauche et à l’extrême gauche, qui persistent à présenter les musulmans comme des victimes éternelles pour éviter toute critique de l’idéologie qui les instrumentalise.
Le vrai danger n’est pas la caricature. Le vrai danger, c’est l’islam politique : celui des Frères musulmans et de leurs satellites, celui qui transforme la religion en arme, la victimisation en stratégie, et l’école en terrain de conquête.
Le rôle des parents, des enseignants et des responsables politiques est clair : protéger les enfants de cette idéologie, nommer les choses, et ne plus reculer. Chaque collège, chaque lycée qui porte ou devrait porter le nom de Samuel Paty est un rappel. Chaque silence est une nouvelle trahison.
Le combat continue.
Samuel Paty n’est pas mort pour que nous ayons peur. Il est mort pour que nous restions libres.
À nous de ne plus laisser les fanatiques et les lâches décider de ce que nous avons le droit d’enseigner, de dire et de défendre.
H. Ch.
(*) Président de la Conférence des Imams de France
La rédaction vous conseille
- 7-Octobre : trois ans après, nous n’oublions pas
- Tant que l’on n’affrontera pas les Frères musulmans, il y aura d’autres 11-Septembre
- Dix ans après le 13 novembre : entre douleur, mémoire et résistance
Envie de lire tous les articles ?
Débloquez immédiatement tous les articles. Sans engagement.