Tant que l’on n’affrontera pas les Frères musulmans, il y aura d’autres 11-Septembre
Le 11 septembre, nous commémorons les crimes horribles commis par Al-Qaïda, à la tête de laquelle se trouvait Oussama Ben Laden, milliardaire saoudien devenu terroriste. Ce n’est pas la pauvreté qui pousse au fanatisme. C’est l’idéologie.
Publié le 11 septembre 2026

Ayman al-Zawahiri, numéro deux d’Al-Qaïda puis successeur de Ben Laden, était issu des Frères musulmans ; Ben Laden lui-même a séjourné au Soudan auprès de Hassan al-Tourabi, il a eu des relais en Égypte et d’autres connexions encore.
Certains, à gauche notamment, répètent que la misère fabriquerait des fanatiques. Non. C’est une idéologie meurtrière qui a saisi des milliers de jeunes, assez aveuglés, assez barbares pour devenir de la chair à canon et massacrer des civils. Cette idéologie a tué plus de musulmans que d’autres. Le 11 septembre est l’hommage dû à toutes les victimes de cette barbarie islamiste terroriste, et à leurs familles.
Aujourd’hui encore, il faut un vrai changement à l’intérieur de l’islam et parmi les musulmans. Les mots et le vocabulaire — djihad, kuffar, et tant d’autres — doivent être repris, clarifiés, assainis. Il faut une réflexion réelle chez les oulémas et surtout chez les dirigeants. Assez des interprétations de certains versets qui poussent à la violence, à l’assassinat, au crime.
Derrière cela, il y a une plateforme : celle du djihad, du discours victimaire, de la confrontation permanente. C’est l’idéologie des Frères musulmans. Ayman al-Zawahiri, numéro deux d’Al-Qaïda après Ben Laden, était issu des Frères musulmans. Ben Laden lui-même a séjourné au Soudan auprès de Hassan al-Tourabi, il a eu des relais en Égypte, et d’autres connexions encore. Ces faits rappellent les filiations idéologiques. Tant que l’on n’affrontera pas les Frères musulmans et cette idéologie totalitaire et meurtrière, il y aura d’autres 11 septembre. Nous l’avons vu en France, le 13 novembre, au Bataclan. Nous l’avons vu ailleurs dans le monde.
J’appelle solennellement le monde musulman à se réveiller : travailler les textes, dénoncer cette minorité, clarifier les interprétations et arrêter le mal. Sinon, il y aura encore des victimes au nom de l’islam. Et ensuite on s’étonnera de l’amalgame.
J’appelle tout aussi solennellement les chefs d’État européens et américains à interdire les Frères musulmans et à tout faire pour protéger les populations — musulmanes et non musulmanes. Ce n’est pas seulement une affaire de gerbes, de fleurs, de prières et de discours. Il faut des actes.
H. Ch.
(*) Président de la Conférence des Imams de France
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