Rima Hassan sort de garde à vue mais elle est convoquée pour se présenter en juillet devant le tribunal correctionnel pour apologie du terrorisme
Placée en garde à vue, hier matin, dans les locaux du deuxième district de la police judiciaire de Paris, l'eurodéputée de La France Insoumise Rima Hassan a été libérée dans la soirée. Mais elle a reçu une convocation pour se présenter, le 7 juillet, devant le tribunal correctionnel pour apologie du terrorisme.
Publié le 3 avril 2026

Le parquet de Paris a annoncé la levée de la garde à vue de Rima Hassan dans la soirée.
L’eurodéputée de La France Insoumise Rima Hassan a été placée en garde à vue hier matin, jeudi 2 avril, dans les locaux du deuxième district de la police judiciaire de Paris, et ce pour « apologie du terrorisme ». Elle avait, par ailleurs, en sa possession de la drogue de synthèse, découverte dans son sac.
Le parquet de Paris a annoncé la levée de la garde à vue de Rima Hassan dans la soirée. L’eurodéputée s’est, toutefois, vu remettre une convocation pour se présenter, le 7 juillet, devant le tribunal correctionnel pour « apologie du terrorisme commise en ligne ».
Les investigations se sont déroulées sans qu’il soit nécessaire de solliciter la levée de son immunité parlementaire, dans le cadre d’une procédure de flagrance.
Au cours de la garde à vue, Rima Hassan a été interrogée aussi sur la présence de drogue de synthèse dans son sac. Aucune information officielle n’a été communiquée à ce stade sur l’issue de cette seconde procédure.
Suite à un signalement d’un député du Rassemblement national
La garde à vue de Rima Hassan faisait suite à un tweet publié le 26 mars dernier, depuis supprimé, dans lequel l’élue citait Kōzō Okamoto, membre de l’Armée rouge japonaise condamné à la réclusion à perpétuité pour sa participation au massacre de l’aéroport de Lod – Ben-Gourion en 1972, qui avait causé la mort de 26 personnes. Le message disait : « Kōzō Okamoto : j’ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne. Tant qu’il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit, mais un devoir. »
Le député Rassemblement national Matthias Renault avait signalé ce contenu au parquet de Paris, estimant qu’il constituait une référence positive à un auteur d’acte terroriste, sans condamnation ni mise à distance, en associant cette figure à une justification de la « résistance » présentée comme un devoir.
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