Refus d'obtempérer
Les courses poursuites systématisées
Le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, exige désormais que les conducteurs soient systématiquement poursuivis en cas de refus d'obtempérer, ce qui n'était pas le cas dans l'ancienne procédure. Désormais, les agents sont appelés à s’engager par principe dans la "poursuite des véhicules en fuite et refusant d’obtempérer aux injonctions de s’arrêter", afin "d’intercepter les véhicules et d’interpeller les auteurs", est-il écrit dans une instruction adressée aux préfets.
Par Hugo Coursier
Publié le 26 mai 2025

En cas de refus d'obtempérer, les forces de l'ordre pourront prendre en charge les véhicules en fuite.
En France, les forces de l’ordre ont décompté près de 25 000 refus d’obtempérer lors de contrôles routiers au cours de l’année 2024, selon un rapport du service statistique ministériel de la sécurité intérieure.
Jusqu'à présent, la course-poursuite n'était autorisée que à Paris, comme le mentionnait une note rédigée en 2020 par l'ancien préfet de police de la capitale, Didier Lallement
Dans un courrier du lundi 19 mai, le ministre de l’Intérieur abandonne la règle de retenue en vigueur depuis 2020 en demandant aux policiers et gendarmes de poursuivre les véhicules qui fuient un contrôle. Objectif du gouvernement : enrayer le phénomène des refus d’obtempérer.
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