Rachid Belbaki, diplomate ou barbouze ?
Pour faire suite à notre précédent article (Le plus anti-français des amis du hamas) autour des raisons qui ont poussé Abdelmadjid Tebboune à rappeler de toute urgence Rachid Belbaki, l’ancien ambassadeur d’Algérie à Beyrouth, de nouvelles sources de la DGDSE, la Direction générale de la Documentation et de la Sécurité Extérieure, nous confirment, comme nous l’annoncions dans notre enquête, que ce rappel fait suite à des notes émanant de services étrangers, adressées à leurs homologues Algériens, dans le cadre classique de la coopération. Ces notes faisaient état de liens avérés entre ledit ambassadeur et des pontes du Hamas et du Hezbollah. Or, ces relations n’étaient pas dictées par les missions confiées au diplomate par son ministère de tutelle, mais par certains officiers des services de renseignement, proches de ce dernier.
Par notre correspondant à Alger Kamel Rahali
Publié le 25 mars 2025

Rachid Belbaki est un fin connaisseur des failles du système de transfert d'argent d'Alger vers les ambassades d'Algérie à l'étranger.
Il apparait que le diplomate aurait servi de courroie de transmission de messages politiques et de fonds dans une opération triangulaire Alger-Beyrouth-Téhéran.
Ainsi, le diplomate a été désigné pour cette mission eu égard à son statut d’honorable correspondant des services algériens depuis son recrutement par ces derniers (fragilisé à la suite de la découverte d’une grave omission de sa part sur la nationalité française par filiation de son épouse, ce qui équivaut à une fausse déclaration) et, aussi, et surtout, à son expertise avérée dans l’engineering financier (transfert de fonds de la famille Ali Haddad à travers le système de la valise diplomatique).
A l’époque, le sulfureux général Ouassini Bouaza, ancien patron de la DGSI, aujourd’hui incarcéré à la prison militaire de Blida, a été personnellement à l’origine de la permutation de Belbaki Rachid de Lille où il officiait en qualité de consul général, à Genève, où il l’a hissé au rang d’ambassadeur dans la plaque tournante de la finance mondiale.
Nos sources précisent que Rachid Belbaki est un fin connaisseur de toutes les failles du système de transfert d’argent d’Alger vers les ambassades d’Algérie à l’étranger, étant donné qu’il a été Directeur des finances au sein du ministère des Affaires étrangères. Il serait question donc de quelques barbouzeries financières dont aurait été missionné le diplomate.
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