zone de turbulences
Paris est-elle derrière le bras de fer commercial entre Alger et Bruxelles ?
Après des années de tractations, la Commission européenne dénonce des restrictions aux exportations et aux investissements européens prises par les autorités algériennes depuis 2021. La plupart de ces mesures avaient pour but de stimuler la production locale. Bruxelles a décidé de recourir à l’arbitrage international. D'aucuns pensent que Paris est à l'origine de cette zone de turbulence. La France essaie de faire pression dans le dossier de Boualem Sansal.
Par Karim Maloum
Publié le 22 juillet 2025

L'Algérie a réclamé une révision de son accord d'association avec l'Union européenne, comme l'a déclaré en janvier Abdelmadjid Tebboune.
L'UE a annoncé qu'elle avait lancé une procédure de règlement des différends contre l'Algérie, l'accusant de restreindre les exportations et les investissements européens à travers une série de mesures adoptées depuis 2021.
Le gouvernement algérien a demandé que l'accord d'association qui les lie depuis une vingtaine d'années soit révisé car Alger le juge trop favorable aux Européens. Bruxelles a annoncé avoir entamé une procédure d’arbitrage international pour défendre ses entreprises, estimant que « commercer et investir avec l'Algérie est devenu de plus en plus difficile pour les opérateurs économiques de l'UE en raison d'une série de barrières érigées par les autorités algériennes depuis 2021 »
« L'objectif de l'UE est d'engager un dialogue constructif avec l'Algérie en vue de supprimer les restrictions dans plusieurs secteurs, allant des produits agricoles aux véhicules à moteur », explique la Commission européenne dans un communiqué publié vendredi.
La suite de cet article est réservée aux abonnés.
Connexion
La rédaction vous conseille
- « La situation est bloquée » entre Paris et Alger
- «Sur l’Algérie, la diplomatie des bons sentiments a échoué»
- Barrot annonce des sanctions contre l’Algérie
Envie de lire tous les articles ?
Débloquez immédiatement tous les articles. Sans engagement.