Emmanuel Macron ce soir sur TF1 :
« On ne veut pas déclencher un troisième conflit mondial »
Dans l’émission spéciale «Emmanuel Macron - Les défis de la France» ce mardi 13 mai sur TF1, le chef de l’État répond à des questions sur l’actualité française et internationale. Emmanuel Macron confirme l’ouverture d’une «discussion» sur une dissuasion nucléaire européenne assurée par la France.
Par Rédaction Rupture
Publié le 13 mai 2025

Le chef de l’État a rappelé la place occupée par le pays dans l’arsenal militaire européen.
© Photo Rupture
Interrogé sur les attentes des Français, Emmanuel Macron estime que les sanctions décidées par les alliés occidentaux pourraient être appliquées «dès les prochains jours», au cours de l’émission grand format ce mardi soir sur TF1. «Je ne peux pas vous dire si Vladimir Poutine se rendra en Turquie. Nous attendons la réponse de la Russie», poursuit le chef de l’État. «Ce qui se joue en Ukraine, c’est notre sécurité. Nous voulons un cessez-le-feu sur la terre, la mer et les airs pendant 30 jours. La Russie souhaite que le cessez-le-feu soit discuté en Turquie. Nous voulons appliquer les sanctions contre la Russie dans les prochains jours, en accord avec les États-Unis», précise le président de la République. « La première garantie de sécurité, c’est une armée ukrainienne solide », assure le chef de l’État. Pour « dissuader la Russie de revenir dans deux ou trois ans » en Ukraine, le président Emmanuel Macron assure qu’« on (les Européens) va continuer d’investir (…). Pendant les années à venir, on va continuer de devoir former, équiper, accompagner l’Ukraine pour qu’elle ait ses forces ». Aussi, le chef de l’État a rappelé « proposer des forces de réassurance, c’est-à-dire que tous les alliés qui sont prêts – c’est le cas des Britanniques, des Français et de quelques autres – à mettre des forces prépositionnées le long de la ligne de front, dans des endroits qui sont clés d’avoir des opérations conjointes et de marquer ». Emmanuel Macron confirme l’ouverture d’une «discussion» sur une dissuasion nucléaire européenne assurée par la France. «Quand j’ai été élu, le budget des Armées était de 32 milliards. On est aujourd’hui à plus de 50 milliards. Notre grande chance, c’est qu’on a commencé avant les autres. On s’est concentré là où on en avait besoin. On produit trois fois plus de Rafales, trois fois plus de canons CAESAR. Depuis ces dernières semaines, on veut mobiliser les investisseurs privés. Et ce, à cause des institutions européennes qui disaient que ce n’était pas bien.»
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