En réaction à la résolution du Parlement européen exigeant la libération de l'écrivain
Le Parlement algérien valide la détention de Boualem Sansal
Le Parlement algérien a vivement réagi à la récente résolution du Parlement européen qui exigeait la libération immédiate de Boualem Sansal et dénonçait les restrictions des libertés et la répression pour délit d'opinion, validant ainsi la détention de l'écrivain de 75 ans, dont l'état de santé s'est dégradé et dont le sort demeure inconnu.
Par le correspondant de Rupture à Alger, Youcef Khedim
Publié le 28 janvier 2025

Le siège de l’Assemblée populaire nationale, à Alger.
Réagissant à la résolution adoptée le 23 janvier par Parlement européen qui a condamné la détention de l'écrivain algéro-français Boualem et exigé sa libération immédiate et qui a demandé aux autorités algériennes «de revoir toutes les lois répressives qui restreignent les libertés», ainsi que «l’indépendance du pouvoir judiciaire, afin de protéger la liberté de la presse» en Algérie, le Parlement algérien, avec ses deux chambres (l’Assemblée populaire nationale, Conseil de la nation), a réagi par un communiqué dénonçant «une attaque flagrante et injustifiée contre l’Algérie et ses institutions souveraines». Le communiqué parle «allégations fallacieuses» et d'«exploitation honteuse» de l’affaire Boualem Sansal. «L'extrême droite française est à l'origine de cette résolution, dans le cadre d'une campagne visant à nuire à l'image de l'Algérie et à ses symboles.»
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