La France doit se montrer ferme
Après moins de deux semaines d'une tranquillité relative, une nouvelle crise a éclaté entre l'Algérie et la France. Alger demande à 12 agents de l'ambassade de France de quitter son territoire sous 48 heures, ce lundi 14 avril. Une nouvelle crise a surgi après l'arrestation d'un agent consulaire algérien en France. Une arrestation qui a eu lieu dans le cadre d'une enquête pour enlèvement d'un youtubeur connu sous le nom d'Amir DZ. C'est une décision prise par la justice. Alger saisit cette opportunité pour agir comme elle sait le faire : tout mettre en œuvre pour éviter une normalisation possible des relations avec Paris. L’Algérie humilie une nouvelle fois la France. Il n’y a plus de limites à l’autocrate Abdelmadjid Tebboune. Il est essentiel que Paris abandonne ses illusions sur une éventuelle bonne volonté de la part de l’Algérie. La France doit se montrer ferme.
Par Karim Maloum
Publié le 14 avril 2025

Le ministre des Affaires étrangères français le 6 avril avec le président algérien.
« Je demande aux autorités algériennes de renoncer à ces mesures d’expulsion sans lien avec la procédure judiciaire en cours », a réagi le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, menaçant de « répondre immédiatement » si Alger ne revient pas sur sa décision. Selon le ministre, cette expulsion constitue une riposte à la mise en examen de trois ressortissants algériens, dont un agent consulaire, soupçonnés d’être impliqués dans l’enlèvement de l’influenceur Amir Boukhors sur le territoire français en avril 2024.
« Je demande aux autorités algériennes de renoncer à ces mesures d’expulsion sans lien avec la procédure judiciaire en cours », a réagi le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, menaçant de « répondre immédiatement » si Alger ne revient pas sur sa décision.
Selon le ministre, cette expulsion constitue une riposte à la mise en examen de trois ressortissants algériens, dont un agent consulaire, soupçonnés d’être impliqués dans l’enlèvement de l’influenceur Amir Boukhors sur le territoire français en avril 2024.
Alger demande à 12 agents de l’ambassade de France de quitter son territoire. Ils n’ont fait que leur travail. Ont-ils participé à un kidnapping d’un leurs ressortissants ? Un agent consulaire algérien en France est actuellement en détention, soupçonné d’avoir participé à l’enlèvement de l’influenceur algérien Amir Boukhors fin d’avril 2024.
Après quelques semaines de calme, les relations entre la France et l’Algérie se détériorent à nouveau. Alger demande à 12 agents de l’ambassade de France de quitter son territoire. Il s’agit d’une mesure inédite depuis 1962. Ce pouvoir est capable de tout . Il détient même un écrivain en prison. Enfermer un écrivain, c’est enfermer son avenir.
La veille, le gouvernement français restait confiant et comptait sur ses illusions. Invitée du « Grand Jury RTL-Le Figaro-Public Sénat-M6 », la porte-parole du gouvernement, Sophie Primas, revenait sur les dernières tensions diplomatiques entre la France et l’Algérie. « Le moment de durcissement est passé », rassurait-t-elle ce dimanche 13 avril. « Il y a un moment où nous voulions dénoncer les accords de 1968, aujourd’hui il n’en est plus question ». C’est désormais l’exécution totale des accords de 1994 qui est sur la table des négociations, « ce qui nous convient parfaitement et qui est conforme au droit international », affirme la porte-parole au micro de RTL. Quelques heures plus tard, Alger a décidé d’expulser 12 agents de l’ambassade de France. L’Algérie humilie une nouvelle fois la France.
L’Algérie garde en prison un écrivain comme une monnaie d’échange.
À l’occasion de la fête de l’Aïd, et de la reprise des relations diplomatiques, beaucoup ont pensé que Boualem Sansal allait bénéficier de la grâce présidentielle. Tout porte à croire que le pouvoir algérien ne veut pas gracier l’homme de liberté.
Un pays trahit toujours ses poètes avant de trahir son âme. La condamnation de Sansal n’est rien d’autre qu’un simulacre de justice. Une décision grotesque. Cela dit, si le régime refuse de céder, il fait des calculs. N’oublions pas que Tebboune et ses généraux ne souhaitent pas un Sansal libre. Ils ne veulent pas se déjuger.
Ce nouvel épisode de tension montre le vrai visage du pouvoir algérien. Ras-le-bol qu’en France, on ne montre pas du doigt cette dictature algérienne. Ras-le-bol de devoir se coucher devant cette mafia militaire pour des questions mémorielles. Ce sont des dictateurs.
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