Pour l’Arabie saoudite, l’Égypte et les Émirats arabes unis l’annexion de la Cisjordanie est « la ligne rouge »
Le Caire et Abou Dhabi ont averti qu’une annexion de la Cisjordanie mettrait en péril leurs accords de paix avec Israël. De son côté, Ryad pourrait faire une croix sur la normalisation des relations ou fermer à nouveau son espace aérien aux vols israéliens, a rapporté la chaîne de télévision israélienne N12.
Par Karim Maloum
Publié le 22 septembre 2025

Signés en 2020 sous l’égide de l’Administration Trump, les "accords d’Abraham" devaient normaliser les relations entre Israël et les pays arabes.
Alors qu’Israël envisage l’annexion de territoires en Cisjordanie, l'Egypte et les Émirats brandissent la menace d’une rupture. Ce coup de semonce met en péril l’équilibre fragile des accords d’Abraham, moteurs d’une normalisation inédite au Moyen-Orient. Analyse d’une alerte majeure. Les Émirats arabes unis ont déjà averti qu’une telle annexion constituerait une « ligne rouge », compromettrait les Accords d’Abraham et mettrait fin à la poursuite de l’intégration régionale.
Alors qu’Israël envisage l’annexion de la Cisjordanie, l’Egypte et les Émirats brandissent la menace d’une rupture. Ce coup de semonce met en péril l’équilibre fragile des « accords d’Abraham », moteurs d’une normalisation inédite au Moyen-Orient. Analyse d’une alerte majeure. Les Émirats arabes unis ont déjà averti qu’une telle annexion constituerait une « ligne rouge », compromettrait les Accords d’Abraham et mettrait fin à la poursuite de l’intégration régionale.
Les pays arabes et musulmans soutiennent le plan franco-saoudien pour la création d’un État palestinien. Ce lundi 22 septembre, des États occidentaux qui, dans le sillage de la France, reconnaîtront officiellement un État palestinien.
Ces deux pays ne sont pas les seuls à mettre en garde Israël. Les Saoudiens avertissent Israël qu’annexer la Cisjordanie serait « la ligne rouge ». Ces trois pays sont aussi des alliés des États-Unis.
D’après un reportage diffusé dimanche, l’Arabie saoudite a informé Israël que l’annexion de toute ou une partie de la Cisjordanie aurait des conséquences majeures dans tous les domaines.
La chaîne N12 a rapporté que Ryad n’avait pas précisé les mesures qu’elle pourrait prendre, mais qu’elle pourrait déclarer la normalisation des relations entre l’Arabie saoudite et Israël comme perdue, ou fermer à nouveau son espace aérien aux vols israéliens après l’avoir ouvert en 2022.
Le pogrom du 7 octobre a stoppé net ces accords. Aujourd’hui, ils sont sérieusement menacés
Depuis la signature historique des accords d’Abraham en septembre 2020, la normalisation des relations entre Israël et plusieurs pays arabes, dont les Émirats arabes unis, semblait incarner un tournant majeur pour la stabilité régionale. Le pogrom du 7 octobre a stoppé net ces accords. Aujourd’hui, ils sont sérieusement menacés. Une chose est sûre : le Hamas continue à atteindre ses objectifs.
Ce n’est pas la première fois que ces trois pays insistent sur ce danger. La perspective d’une solution à deux États, israélien et palestinien, vivant côte à côte en paix, n’est qu’une façade. Tout le processus de paix prendrait beaucoup de retard avec des conséquences incalculables. Les islamistes du Hamas et du monde entier sont les seuls gagnants.
15 septembre 2020. A la Maison Blanche, le président des États-Unis, Donald J. Trump présida à la signature de textes courts mais historiques. Avec ces Accords d’Abraham, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et les ministres des Affaires étrangères des Émirats arabes unis et du Bahreïn, Abdullah Bin Zayed et Adulatif bin Rashid al-Zayani, établirent des relations diplomatiques complètes entre leurs pays. Jusqu’alors, seuls l’Égypte, en 1979, et la Jordanie, en 1994, avaient franchi ce pas.
Donald Trump avait clos son premier mandat en 2020 avec le « grandiose » « Deal du Siècle » pour faire « la paix définitive » au Moyen-Orient : les Accords d’Abraham. Il ne manquait à ce « deal » du siècle que les principaux concernés : les Palestiniens ! Cinq ans après, ils sont plus que menacés.
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