Les armées européennes désignées "groupes terroristes"

Iran : une attaque américaine déclenchera «une guerre régionale», prévient Khamenei

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a assuré dimanche que toute attaque américaine contre son pays déclencherait "une guerre régionale", au moment où le président américain Donald Trump menace de recourir à la force contre Téhéran. L'organiseur des massacres a estimé que les manifestations anti-gouvernementales en janvier, qui ont fait plusieurs milliers de morts, s’apparentaient à un «coup d’État».

Par Karim Maloum

Publié le 1 février 2026

Iran : une attaque américaine déclenchera «une guerre régionale», prévient Khamenei

Le guide suprême iranien a estimé par ailleurs que les manifestations anti-gouvernementales en janvier, qui ont fait plusieurs milliers de morts, s'apparentaient à un "coup d'Etat".

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a assuré dimanche 1er février que toute attaque américaine contre son pays déclencherait « une guerre régionale », au moment où le président américain Donald Trump menace de recourir à la force contre Téhéran.

Les États-Unis avaient brièvement mené des bombardements contre l’Iran lors d’une guerre de 12 jours en juin déclenchée par Israël.

Le guide suprême iranien a estimé par ailleurs que les manifestations anti-gouvernementales en janvier, qui ont fait plusieurs milliers de morts, s’apparentaient à un « coup d’Etat ».

Les protestataires « ont attaqué la police, des bâtiments gouvernementaux, des casernes des Gardiens de la Révolution, des banques, des mosquées et ont brûlé le Coran (…) c’était un véritable coup d’Etat », a déclaré Ali Khamenei, cité par l’agence Tasnim, et assurant que cette tentative avait « échoué ».

L’ayatollah Khamenei présidait, devant des milliers d’Iraniens, le début d’une cérémonie marquant l’anniversaire du retour historique de l’imam Khomeyni en Iran et du début des célébrations de l’« Aube de dix jours » marquant le 47e anniversaire de la Révolution islamique.

L’Union européenne sanctionne plusieurs hauts responsables iraniens

Les ministres des Affaires étrangères des 27 pays de l’Union européenne sont tombés d’accord pour désigner comme « organisation terroriste » les Gardiens de la révolution iraniens, accusés d’avoir orchestré la répression sanglante de la contestation populaire en janvier.

L’Union européenne a annoncé ce jeudi 29 janvier avoir sanctionné plusieurs hauts responsables iraniens, dont le ministre de l’Intérieur et des dirigeants des Gardiens de la révolution, à la suite de la répression meurtrière des manifestations en Iran ces dernières semaines.

« La répression ne peut rester sans réponse. Les ministres des Affaires étrangères de l’UE viennent de franchir une étape décisive en désignant les Gardiens de la révolution iraniens comme une organisation terroriste. Tout régime qui tue des milliers de ses propres citoyens œuvre à sa propre perte », a écrit la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, sur les réseaux sociaux.

L’Iran déclare «terroristes» les armées européennes

La réaction a été immédiate. Le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a déclaré dimanche que les armées européennes étaient considérées par l’Iran comme des «groupes terroristes» suite à la décision de l’Union européenne (UE) de les désigner comme des organisations terroristes.

« Conformément à l’article 7 de la loi sur les contre-mesures portant sur la désignation du Corps des Gardiens de la Révolution islamique comme organisation terroriste, les armées des pays européens sont considérées comme groupes terroristes« , a déclaré au Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf, vêtu comme les députés d’un uniforme des Gardiens en signe de solidarité. Les conséquences immédiates de cette décision n’étaient pas claires dans l’immédiat.

De nouveaux rapports font état, ces derniers jours, non pas de milliers, mais de dizaines de milliers de morts de la répression sanglante en Iran, où un puissant mouvement de contestation a embrasé tout le pays ces dernières semaines.

Le recensement des décès est particulièrement compliqué en raison de la coupure d’internet imposée par le régime. Selon certaines estimations, jusqu’à 36 500 personnes ont été tuées en seulement deux jours, au plus fort de la contestation.

K. M.

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