Guerre au Moyen-Orient : aucun membre de l’Otan n’a répondu à l’appel de Trump pour former une coalition maritime dans le détroit d’Ormuz

Les Etats membres de l’Otan ont refusé de participer à une opération américaine pour sécuriser le détroit d’Ormuz, en pleine guerre avec l’Iran, laissant Donald Trump isolé. Les Vingt-sept, lors du sommet européen qui s’ouvre ce jeudi, vont afficher leur unité face au président américain. Cette situation est entièrement imputable à Donald Trump, en raison de sa politique du fait accompli. Il n'a pris la peine de consulter aucun membre de l'OTAN et de l'Union européenne.

Par Karim Maloum

Publié le 19 mars 2026

Guerre au Moyen-Orient : aucun membre de l’Otan n’a répondu à l’appel de Trump pour former une coalition maritime dans le détroit d’Ormuz

Les Vingt-sept sont unis dans leur refus de mettre un petit doigt dans le conflit iranien.

Tous les analystes et stratèges savent que l’Iran s’est préparé à la guerre et tient une carte en main.
L’attaque contre l’Iran pourrait entraîner, en représailles, la fermeture par le régime de Téhéran du détroit stratégique d’Ormuz, par lequel transite 20 % de la production pétrolière mondiale.

Comment Donald Trump a-t-il déclenché une guerre sans sécuriser le détroit d’Ormuz? Pourquoi les membres de l’OTAN n’ont-ils pas été consultés ? Le manque d’anticipation de la Maison Blanche depuis le déclenchement, le 28 février, de cette guerre interroge. Le président américain a exercé une pression sur plusieurs pays membres de l’Otan, qui sont alliés des États-Unis, pour qu’ils s’impliquent dans la sécurisation du détroit d’Ormuz.

Les membres de l’Otan et ses partenaires européens ne sont pas disposés à le soutenir. « Je pense que l’Otan fait une erreur vraiment stupide », a-t-il déclaré mardi 17 mars depuis la Maison-Blanche.

Le détroit d’Ormuz, au sud de l’Iran, constitue la porte d’entrée vers le golfe Persique et les ports pétroliers et gaziers des différents États du golfe. En raison de la guerre au Moyen-Orient, la navigation est fortement perturbée, une préoccupation majeure pour l’Iran. Les prix du pétrole et du gaz continuent d’augmenter en raison du blocus, en même temps que les attaques contre les installations pétrolières et gazières.

Le président américain ne s’attendait pas à ce refus en bloc des Européens

Depuis l’arrivée de Trump à la Maison Blanche, il a attaqué frontalement l’Europe sur tous les plans. Certains dirigeants européens se sont même posé la question de savoir si les États-Unis sont toujours les allies des Européens. Il existe de nombreux exemples, allant des taxes douanières répressives à sa volonté de renouer avec Moscou au détriment de l’Ukraine, en passant par les menaces d’annexion du Groenland.

Donald Trump ne s’attendait pas à ce refus en bloc des Européens. Cette fois, les Vingt-sept sont unis dans leur refus de mettre un petit doigt dans le conflit iranien, qui embrase désormais une bonne partie du Moyen-Orient.

Certes, l’Union est préoccupée par la flambée du prix de l’énergie, un second choc violent après celui de 2022 qui aura un impact important sur son économie. Le prix du gaz européen s’est envolé de 35 %, jeudi, après des frappes contre des infrastructures énergétiques au Moyen-Orient, et en particulier une attaque de l’Iran visant le plus grand site de production de gaz naturel liquéfié du monde, au Qatar.

K. M.

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