Budget 2026

Sébastien Lecornu fait face à deux dernières motions de censure

Deux motions de censure présentées par LFI et le RN seront examinées cet après-midi à l’Assemblée nationale en réponse à l’ultime 49.3 utilisé par Sébastien Lecornu pour faire adopter définitivement le budget de l’État.

Par Hugo Coursier

Publié le 2 février 2026

Sébastien Lecornu fait face à deux dernières motions de censure

Il aura fallu 161 jours pour que la France adopte son budget pour 2026.

Enfin ! C’est l’épilogue d’une saga qui aura fait bailler aux corneilles bien des Français. Il aura fallu 161 jours pour que la France adopte son budget pour 2026. Le premier ministre, Sébastien Lecornu, a dénoncé vendredi à la tribune de l’Assemblée nationale, les discours de certains députés. Il a critiqué « la plus grande déconnexion qu’on puisse avoir dans les propos tenus » en citant la prime à l’emploi ou la fiscalité.

« Il y a une ambiance politicienne dans ces débats », a-t-il jugé, en mentionnant les campagnes des municipales de mars et présidentielle de 2027. « Tout est bon pour tromper le peuple français », a-t-il lancé, estimant qu’« il est temps de passer à autre chose et que la France ait un budget ».

En concluant son intervention face aux députés, le Premier ministre Sébastien Lecornu a attaqué le groupe Rassemblement national qui considérait que le budget était insincère.

« Oui nous tiendrons les 5% de déficit cette année, comme nous avons tenu les 5,4% de deficit l’année dernière, et les mêmes l’année dernière disaient à François Bayrou ‘vous mentez’, et grâce à l’action de ces deux gouvernements cette année, la copie a été tenue. »

Le Medef plaide pour l’instauration d’un « CDI jeune »

Ce lundi 2 février, le Premier ministre a balayé d’un revers de main une proposition éruptive mise dans le débat par le Medef concernant l’emploi des jeunes, a appris Le HuffPost, en confirmation d’une information du Parisien. Pour rappel, l’organisation patronale prône l’instauration d’un « CDI jeune », soit un contrat pouvant être rompu à tout moment par l’employeur sur une période de trois ans. Un dispositif qui s’accompagne, par ailleurs, d’une baisse du SMIC pour les plus jeunes.

H. C.

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