Frank-Walter Steinmeier a envoyé un message à Abdelmadjid Tebboune

Alger réagit à la demande allemande de gracier Boualem Sansal en la rendant publique

Alger annonce officiellement ce soir que le président allemand SteinMeier a entrepris une mission de bons offices auprès du Président algérien pour la libération de Boualem Sansal. Une rumeur avait circulé fin octobre à Alger sur la libération de l’écrivain à la faveur d’une grâce présidentielle pour l’anniversaire du déclenchement de la guerre d’indépendance algérienne, le 1er novembre 1954.

Par Karim Maloum

Publié le 10 novembre 2025

Alger réagit à la demande allemande de gracier Boualem Sansal en la rendant publique

Le président allemand a exhorté ce lundi 10 novembre son homologue algérien à gracier l’écrivain Boualem Sansal.

Berlin demande à Alger de gracier Boualem Sansal, 81 ans, en raison de sa santé déclinante. La présidence algérienne a confirmé dans son propre communiqué que Steinmeier avait demandé à Abdelmadjid Tebboune « d’accomplir un geste humanitaire en graciant l’écrivain Boualem Sansal« , une information reprise par la télévision algérienne.

Le président allemand a exhorté ce lundi 10 novembre son homologue algérien à gracier l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, emprisonné depuis un an en Algérie.

Appelant son homologue Abdelmadjid Tebboune à un « geste humanitaire », Frank-Walter Steinmeier propose aussi que Boualem Sansal soit transféré en Allemagne pour « y bénéficier de soins médicaux (…) compte tenu de son âge avancé (…) et de son état de santé fragile ».

« Un tel geste serait l’expression d’une attitude humanitaire et d’une vision politique à long terme. Il refléterait ma relation personnelle de longue date avec le président Tebboune et les bonnes relations entre nos deux pays », a estimé le président allemand, dans un communiqué.

Une rumeur avait circulé sur une grâce présidentielle pour le 1er novembre

Boualem Sansal a été arrêté à son retour en Algérie le 16 novembre 2024. Le 26 novembre, il a été mis en examen pour atteinte à la sûreté de l’Etat. Il a été condamné le 27 mars en première instance, par le tribunal correctionnel de Dar El Beida, à cinq ans de prison en vertu de l’article 87 bis du code pénal algérien qui réprime les atteintes à la sûreté de l’État. La même peine allait être prononcée le 1er juillet par la cour d’appel d’Alger.

Une rumeur a circulé fin octobre à Alger sur la libération de l’écrivain à la faveur d’une grâce présidentielle pour l’anniversaire du déclenchement de la guerre d’indépendance algérienne, le 1er novembre 1954, elle n’est pas devenue réalité.

K. M.

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