Guerre au Moyen-Orient: Trump met la pression sur l’Otan et la Chine pour sécuriser le détroit d’Ormuz
Ce lundi 16 mars marque le 17e jour de la guerre au Moyen-Orient, et l'armée israélienne a annoncé qu'elle allait mener une 'vague de frappes à grande échelle' à Téhéran et à Beyrouth. En raison de la pénurie de pétrole, Donald Trump met la pression sur l'OTAN, la Chine et le Japon pour qu'ils s'engagent dans la sécurisation du détroit d'Ormuz. Ils demeurent distants par rapport à cette demande. Et Washington, qui s’est lancé seul dans la guerre sans en informer ses alliés européens, cherche désormais à les mobiliser pour créer une coalition militaire afin de sécuriser le détroit d’Ormuz.
Par Rédaction Rupture
Publié le 16 mars 2026

La menace est à peine voilée… Dans une interview accordée au quotidien britannique « The Financial Times », Donald Trump met la pression sur l’Otan, mais aussi sur des pays comme le Japon, l’Australie ou même la Chine, pour qu’ils sécurisent le trafic d’hydrocarbures dans le détroit d’Ormuz verrouillé par l’Iran.
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« Il est tout à fait normal que ceux qui tirent profit de ce détroit contribuent à faire en sorte que rien de fâcheux ne se produise là-bas », estime le président américain. Rappelant pour l’occasion que l’Europe et la Chine dépendent fortement du pétrole du Golfe, contrairement aux États-Unis.
« Je pense que la Chine devrait aussi apporter son aide, car elle importe 90 % de son pétrole via le détroit », a-t-il encore affirmé, précisant qu’il aimerait une réponse de Pékin avant sa visite d’État en Chine, où il doit rencontrer le président Xi Jinping du 31 mars au 2 avril. « Nous aimerions le savoir avant cela », sans quoi « nous pourrions repousser » cette visite, a-t-il souligné, sans préciser pour combien de temps.
Et Washington, qui s’est lancé seul dans la guerre sans en informer ses alliés européens, cherche désormais à les mobiliser pour créer une coalition militaire afin de sécuriser le détroit d’Ormuz.
L’Iran est l’un des dix principaux pays exportateurs de pétrole et un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié commercialisés dans le monde transite par le détroit d’Ormuz.
Pour Berlin et Londres, cela ne concerne pas l’Otan
Depuis Londres, le Premier ministre britannique Keir Stamer affirme que le Royaume-Uni ne se laissera « pas entraîner dans une guerre plus vaste » avec l’Iran malgré le soutien apporté à ses alliés au Moyen-Orient.
« Premièrement, nous allons protéger la population dans la région. Deuxièmement, nous allons prendre les mesures nécessaires pour nous défendre et protéger nos alliés. Nous ne nous laisserons pas entraîner dans une guerre plus vaste. Troisièmement, nous allons continuer à travailler vers une résolution rapide qui apporte la sécurité et la stabilité dans la région et mettre fin à la menace iranienne », explique Keir Stamer.
Une demande qui n’a guère suscité de réponses. La guerre au Moyen-Orient « n’est pas la guerre de l’Otan », a ainsi laissé entendre le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul. « Nous voulons d’abord savoir d’Israël et des États-Unis quand ils comptent atteindre leurs objectifs militaires en Iran », a déclaré le ministre des Affaires étrangères.
Le Japon devient la première grande économie mondiale à puiser dans ses réserves stratégiques pour prévenir un choc pétrolier dans le cadre d’un effort concerté.
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