Mille jours après le pogrom du 7 octobre 2023 : Israël toujours sous la menace des islamistes
À l’occasion du millième jour depuis les attaques du mouvement terroriste islamiste palestinien du Hamas en Israël, le 7 octobre 2023, ayant fait 1 200 morts, plusieurs événements commémoratifs ont lieu dans le pays, sur fond d’appels à la démission de Benyamin Nétanyahou qui s'oppose à la création d'une commission d'enquête d'État. Le président israelien a reçu des survivants et des familles endeuillées du kibboutz à la résidence présidentielle et a salué la résilience d’Israël.
Publié le 2 juillet 2026

Des milliers d'Israéliens sur la Place des Otages à Tel Aviv pour marquer le 1 000e jour depuis le 7 Octobre, le 02.07.2026
Il y a exactement mille jours, le 7 octobre 2023, l’État d’Israël était frappé par l’une des attaques terroristes islamistes les plus meurtrières et les plus barbares de son histoire. Ce jour-là, des terroristes du Hamas et d’autres groupes armés issus de la bande de Gaza ont lancé une offensive coordonnée contre des communautés civiles du sud du pays. Le bilan : près de 1 200 personnes tuées et 251 otages enlevés.
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Les faits, aujourd’hui encore, restent glaçants. Dans les kibboutzim de Be’eri, Kfar Aza ou Nir Oz, des familles ont été massacrées dans leurs maisons. Au festival de musique Nova, des centaines de jeunes ont été abattus ou enlevés dans des scènes de carnage.
Viols, mutilations, incendies criminels et exécutions sommaires ont été documentés par les enquêteurs et les témoignages des survivants. Des bébés, des enfants et des personnes âgées figuraient parmi les victimes et les otages. Les terroristes eux-mêmes ont filmé une partie de leurs exactions, diffusant des images destinées à semer la terreur.
Cet événement a été qualifié à juste titre de pogrom moderne par de nombreux observateurs. Il ne s’agissait pas d’une opération militaire classique, mais d’une attaque délibérée visant des civils en raison de leur identité.
Mille jours plus tard, le bilan humain et politique demeure lourd. Plusieurs otages ont été libérés lors d’accords ou secourus par l’armée israélienne. D’autres ont été assassinés en captivité. À ce jour, des familles attendent toujours le retour des leurs, vivants ou morts. Israël a engagé une campagne militaire d’envergure pour démanteler les structures du Hamas, organisation désignée terroriste par de nombreux pays et qui utilise la population civile de Gaza comme bouclier humain. Cette guerre a entraîné des pertes importantes des deux côtés et une crise humanitaire dans la bande de Gaza.
Sur le plan international, l’attaque du 7 octobre a déclenché une vague inédite d’antisémitisme en France et ailleurs. Des actes de violence, des manifestations ouvertement antisémites et des discours relativisant ou justifiant le massacre ont été observés.
Ce millième jour constitue un moment de réflexion nécessaire. Il rappelle que la mémoire des victimes ne saurait être effacée ni instrumentalisée. Il souligne également la persistance de la menace terroriste et la nécessité d’une position claire : condamnation sans équivoque du pogrom, exigence de la libération immédiate de tous les otages restants, et reconnaissance du droit légitime d’Israël à assurer sa sécurité.
Mille jours après, le 7 octobre 2023 n’appartient pas au passé. Il interroge encore notre capacité collective à nommer le mal
Le bureau du président a annoncé jeudi que le président Isaac Herzog et sa femme Michal ont rencontré jeudi des survivants et des familles endeuillées du kibboutz Kerem Shalom à la résidence présidentielle.
Herzog a qualifié cette journée de « jalon qui nous rappelle la capacité d’Israël à sortir d’une crise et d’une douleur inimaginable – pour se souvenir et ne jamais oublier ».
« C’est l’histoire de la résilience israélienne. L’ennemi n’a fait aucune distinction entre nous : ni entre les opinions, ni entre ceux qui portent une kippa et ceux qui n’en portent pas. Il est venu pour nous détruire tous. Notre réponse, et notre véritable victoire, réside dans la reconstruction, dans le rétablissement de nos communautés et dans le retour aux kibboutzim », a-t-il poursuivi.
L’image circulant actuellement, représentant le chiffre 7 découpé sur un paysage crépusculaire, un drapeau israélien et une bougie solitaire, symbolise ce devoir de mémoire. Elle invite à ne pas détourner le regard face à la barbarie et à maintenir la vigilance contre toutes les formes de haine antijuive.
Mille jours après, le 7 octobre 2023 n’appartient pas au passé. Il interroge encore notre capacité collective à nommer le mal, à honorer les victimes et à défendre les principes élémentaires de civilisation. La justice pour les morts et les otages reste une exigence morale et politique incontournable.
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