Menaces contre la liberté d’expression : le maire totalitaire Ali Rabeh veut rendre «illégale» la théorie du «grand remplacement», en modifiant la loi sur la liberté de la presse de 1881

Le magazine Rupture a toujours fait preuve d'un engagement constant envers la liberté d'opinion dans le cadre légal et contre le totalitarisme, en particulier les islamistes. Après l’attentat raciste à Trappes et à La Verrière, le maire Ali Rabeh propose de rendre illégale la théorie du grand remplacement, notamment en modifiant la loi sur la liberté de la presse de 1881. Les totalitaires s'attaquent toujours à la liberté de la presse. Il est affligeant de profiter d'un crime abominable qui s'est produit à Trappes pour avancer son idéologie totalitaire, proche des islamistes.

Par Karim Maloum

Publié le 30 octobre 2026

Des menaces répétées de la part de Ali Rabeh contre la liberté d'expression sont inacceptables dans une démocratie.

Les totalitaires sont tous les mêmes. La liberté de la presse est l’ennemie qu’ils se sont attribuée. Il faut vite bâillonner et empêcher la presse. Dès les premières minutes de l’attentat terroriste de Trappes, qui a fait un mort et sept blessés. Le maire de Trappes a condamné l’actes terroriste, mais il s’est empressé de donner une explication idéologique…islamiste. Pour lui, c’est un acte islamophobe.

Rappeler que le mot « islamophobie » sert à confondre le racisme anti-arabes et la critique d’une religion de manière à criminaliser celle-là, et rappeler que l’accusation d’ « islamophobie » tue d’abord celui qui en est accusé.  La critique des pratiques rétrogrades d’une vision d’une religion n’est pas un délit mais une opinion, alors que l’expression du racisme n’est pas une opinion mais un délit.

Le délit de blasphème a été aboli le 29 juillet 1881 en France où l’on peut critiquer les religions. Le blasphème est un droit républicain. Le racisme concerne les individus et non pas la religion. Cependant, le maire de Trappes, en accord avec une idéologie totalitaire, se moque de l’histoire de France et reprend le discours des islamistes.

Il y a la liberté d’expression pour toutes les opinions, à l’exception de celles qui sont contraires à la loi. Pour le maire de la commune endeuillée, Ali Rabeh (Génération.s), il faut rendre «illégale» la théorie du «grand remplacement» dans la loi, partagée selon lui par l’assaillant. Une théorie introduite par Renaud Camus, qui prétend que «la population blanche» serait remplacée par «l’immigration de masse». S’il existe déjà des dispositions qui empêchent l’incitation à la haine raciale, pour l’élu, elles demeurent «insuffisantes».

Des menaces répétées de la part de Ali Rabeh contre la liberté d’expression sont inacceptables dans une démocratie

La démocratie accorde une importance primordiale à la liberté de la presse, qui devient une vertu essentielle. Sous les IVe et Ve République, l’expression de la presse est libre. Cependant, un maire désire, si ses amis sont au pouvoir, faire des changements à la loi de 1881.

Une semaine après l’attentat raciste à Trappes (Yvelines), un hommage se tiendra en fin d’après-midi, dans la ville, pour Pengo Bossio Wangi, ce jeune de 26 ans tué par Kevin T. ainsi que pour les sept blessés. Le tireur qui a admis avoir «spécifiquement ciblé des personnes (…) de type musulman ou africain ou nord-africain», a été mis en examen jeudi et placé en détention provisoire.

« Il faut durcir la loi », réclame-t-il au micro de France Inter. Selon ses mots, il ne s’agit pas «d’interdire des idées», mais bien de «rendre illégale la parole de ceux qui considèrent qu’il y a un ennemi de l’intérieur et qui expliquent, en désignant toute une partie de la population, que ce sont des envahisseurs». Élu maire depuis 2021, il appelle pour cela à «modifier la Constitution».

Il est préférable de ne pas remplacer le combat des idées par des interdictions. Introduite en 2010 par l’écrivain français Renaud Camus, cette théorie est réfutée par l’essentiel des scientifiques mais connaît un grand succès dans les milieux d’extrême droite en France et ailleurs dans le monde.

Une atteinte à la liberté de la presse au sein de l’Assemblée nationale ajoute de la gravité à la gravité. Une équipe de CNews exclue d’un événement -une conférence de presse du maire de Trappes- dans le temple de la démocratie française a de quoi alarmer et il est particulièrement étonnant et choquant qu’il n’y ait pas de réaction adéquate de la part des institutions et de la classe politique.
Des menaces répétées de la part de Ali Rabeh contre la liberté d’expression sont inacceptables dans une démocratie

K. M.

La rédaction vous conseille

Envie de lire tous les articles ?

Débloquez immédiatement tous les articles. Sans engagement.

Abonnement

Débloquez immédiatement tous les articles.

Je m'abonne

Newsletter

Recevez chaque semaine les titres à la Une

Inscrivez-vous
Activer les notifications OK Non