Manifestations du 7 novembre : Le dispositif de sécurité est reconduit avec 70.000 policiers et gendarmes mobilisés, annonce Laurent Nuñez

La coordination des « gilets jaunes » a maintenu, vendredi 6 novembre, son appel à un rassemblement samedi place de la Concorde à Paris, qui a été interdit par la Préfecture de police, refusant de rejoindre un parcours intersyndical autorisé. «Le dispositif» de sécurité est «reconduit» ce samedi avec 70.000 policiers et gendarmes mobilisés, annonce Nuñez. Sébastien Lecornu réunira lundi à Matignon une «conférence sociale» avec les organisations syndicales et patronales

Par Hugo Coursier

Publié le 6 novembre 2026

Manifestations du 7 novembre : Le dispositif de sécurité est reconduit avec 70.000 policiers et gendarmes mobilisés, annonce Laurent Nuñez

Au cours de sa conférence de presse vendredi soir, le ministre de l'Intérieur a également souligné la persistance d'appels à la révolution et à l'insurrection provenant, selon lui, des mouvements d'ultragauche

Face aux centaines de milliers de Français dans les rues jeudi 05 novembre pour réclamer une hausse de leur pouvoir d’achat, Sébastien Lecornu a annoncé une conférence sociale lundi avec les syndicats et le patronat. Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, quant à lui, a jugé « important » d’essayer de franchir la « barre des 1 500 € net » pour le Smic.

Mais la colère sociale ne devrait pas retomber d’ici là, avec des organisations de jeunesse et des gilets jaunes qui promettent de nouvelles actions ce samedi 7 novembre, pour l’« Acte IV » de leur mouvement lancé le 17 octobre.

Sur le site 17octobregiletjaune.net, qui recense chaque jour les manifestations prévues depuis le 17 octobre, le nombre d’actions déclarées pour samedi en France est toutefois plus faible que lors des samedis précédents (83, contre plus de 1 000 pour le 17 octobre).

Près de 600.000 personnes ont défilé en France, Paris compris, selon un décompte provisoire de Beauvau à 17h. Les syndicats n’ont pas encore communiqué leur chiffrage. Mercredi soir, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé mobiliser 70.000 policiers et gendarmes, promettant «une réponse d’une extrême fermeté» aux éventuels «débordements».

La CGT a revendiqué « près de 1,6 million de manifestants partout en France, dont 350 000 à Paris », à l’issue de la journée. Dans les deux cas, il s’agit de la plus forte mobilisation sur une seule journée cet automne.

Un parcours autorisé à Paris

De leurs côtés, comme les trois samedis précédents, l’intersyndicale de jeunesse (Union étudiante, Fage, Unef et USL) et des unions syndicales régionales (CGT, FO, FSU, Solidaires, CFDT) appellent à occuper à nouveau le terrain samedi, avec, à Paris, une manifestation autorisée sur le même parcours, entre les places de la République et de la Nation, que jeudi.

L’intersyndicale rassemblant les huit principaux syndicats nationaux a indiqué vendredi matin qu’elle déciderait lundi soir, à l’issue de la conférence sociale, de la suite du mouvement, soulignant que seules des réponses à ses revendications l’arrêteraient.

« Pour que le gouvernement cède, nous ne lâcherons rien, rendez-vous le 7 novembre », a ainsi appelé l’organisation étudiante Unef. La journée de mobilisation de jeudi a réuni, à l’appel de la totalité des syndicats, 1,6 million de personnes selon la CGT et 575 000 personnes dans 193 cortèges, selon le chiffrage définitif des autorités (dont 65 000 à Paris).

« Le dispositif » de sécurité est « reconduit » avec 70.000 policiers et gendarmes

Le dispositif de sécurité pour la nouvelle mobilisation sociale samedi à l’appel d’organisations syndicales et de jeunesse ainsi que des gilets jaunes est « reconduit », avec 70.000 policiers et gendarmes mobilisés sur l’ensemble du territoire, a annoncé vendredi le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.

«Le risque est exactement le même que pour les samedis précédents», a estimé, lors d’une conférence de presse à Paris, le ministre, faisant état d’appels sur les réseaux sociaux «à la violence», «aux blocages», «à la révolution, à l’insurrection, des mouvances ultragauche ou d’extrême-gauche radicales».

Une manifestation dissidente des Gilets jaunes

Sur le site 17octobregiletjaune.net, qui recense chaque jour les manifestations prévues depuis le 17 octobre, le nombre d’actions déclarées pour samedi en France est toutefois plus faible que lors des samedis précédents (83, contre plus de 1 000 pour le 17 octobre).

La coordination des Gilets jaunes a maintenu son appel à un rassemblement samedi place de la Concorde à Paris, qui a été interdit par la préfecture de police, refusant de rejoindre le parcours intersyndical autorisé.

« Demain (samedi), nous irons à Concorde à 14 heures et nous y resterons jusqu’à 19 heures », a déclaré à la presse Benjamin Ball, membre de la coordination, à la sortie de la préfecture de police de Paris

Au cours de sa conférence de presse vendredi soir, le ministre de l’Intérieur a également souligné la persistance d’appels à la révolution et à l’insurrection provenant, selon lui, des mouvements d’ultragauche ou d’extrême gauche radicale. « Le risque est exactement le même que pour les samedis précédents », a-t-il estimé.

H. C.

La rédaction vous conseille

Envie de lire tous les articles ?

Débloquez immédiatement tous les articles. Sans engagement.

Abonnement

Débloquez immédiatement tous les articles.

Je m'abonne

Newsletter

Recevez chaque semaine les titres à la Une

Inscrivez-vous
Activer les notifications OK Non