Manifestations du 17 octobre : « Les casseurs, je veux qu’ils soient en prison », assène Benoît Payan, maire de Marseille
Une montée de violences à Paris, Marseille et Lyon en marge des cortèges. Des manifestants ont envahi la mairie de Marseille, samedi 17 octobre. Le maire socialiste, Benoît Payan, a réclamé des renforts en urgence face à une situation jugée "hors de contrôle". Des magasins ont également été vandalisés samedi sur la Canebière.
Par Karim Maloum
Publié le 17 octobre 2026

Plusieurs dizaines de manifestants ont pénétré brièvement dans le hall de la mairie de Marseille, samedi 17 octobre, sur le Vieux Port.
"C'est la Révolution, on prend la Bastille !" : c'est au milieu de ces cris et après avoir enfoncé la porte d'entrée que plusieurs dizaines de manifestants ont pénétré brièvement dans le hall de la mairie de Marseille, sur le Vieux-Port, samedi 17 octobre. C’est à ces mots que plusieurs dizaines de manifestants ont pénétré brièvement samedi matin 17 octobre dans le hall de la mairie de Marseille, en marge des manifestations contre la « vie chère ».
« C’est la Révolution, on prend la Bastille ! » : c’est au milieu de ces cris et après avoir enfoncé la porte d’entrée que plusieurs dizaines de manifestants ont pénétré brièvement dans le hall de la mairie de Marseille, sur le Vieux-Port, samedi 17 octobre.
C’est à ces mots que plusieurs dizaines de manifestants ont pénétré brièvement samedi matin 17 octobre dans le hall de la mairie de Marseille, en marge des manifestations contre la « vie chère ».
Face à ces débordements survenus en marge des cortèges le maire de Marseille, Benoît Payan, a immédiatement réagi en qualifiant la situation d’ »hors de contrôle ».
« Face à la situation hors de contrôle dans le centre-ville de Marseille ce matin, j’ai dû solliciter directement le Premier ministre et le ministre de l’intérieur en cellule de crise ce midi pour qu’une réponse soit apportée à la hauteur des besoins, a réagi le maire de la ville, Benoît Payan, sur X. Des moyens supplémentaires vont être déployés pour protéger les Marseillaises et les Marseillais ». Il a précisé sur franceinfo que « trois compagnies de CRS et deux véhicules Centaure » étaient déployés en renfort.
Marseille : plusieurs dizaines de manifestants ont pénétré brièvement samedi dans le hall de la mairie, sur le vieux port, après avoir enfoncé la porte en criant "c’est la Révolution, on prend la Bastille". Ils ont été dispersés par des forces de l’ordre ⤵️ https://t.co/QMtEYxYZTK
— Agence France-Presse (@afpfr) October 17, 2026
Après des scènes de chaos qui ont notamment conduit à un bref envahissement de la mairie de Marseille, Benoît Payan a fait part de son effarement quant à la gestion du maintien de l’ordre pour cette journée du 17 octobre. « Je demande des comptes, parce que je ne vais pas laisser les choses en l’état. Je veux savoir ce qui s’est passé. Je veux savoir pourquoi, dans cette ville, des gens ont pu impunément casser », a-t-il déclaré lors d’un point presse à la mairie.
Le poste de police municipale de la Canebière a été vandalisé, les portes de l’Hôtel de Ville ont été forcées, de nombreux commerces ont été dégradés. Face à la situation hors de contrôle dans le centre-ville de Marseille ce matin, j’ai dû solliciter directement le Premier ministre et le ministre de l’intérieur en cellule de crise ce midi pour qu’une réponse soit apportée à la hauteur des besoins. Des moyens supplémentaires vont être déployés pour protéger les Marseillaises et les Marseillais et permettre à la manifestation de cet après-midi de se dérouler dans le calme et le respect des personnes et des biens. J’appelle chacun à sa responsabilité.
— Benoît Payan (@BenoitPayan) October 17, 2026
Le commissariat municipal a été pris pour cible par des manifestants
La situation est particulièrement tendue à Marseille, en marge de la journée de mobilisation du 17 octobre. Des images issues des réseaux sociaux témoignent de la tension sur place. Le commissariat municipal a été pris pour cible par des manifestants. Des images issues des réseaux sociaux témoignent de la tension sur place.
Des manifestants ont notamment cassé des vitres et lancé des fumigènes dans le commissariat de la police municipale de Marseille, situé dans le 3e arrondissement, a appris franceinfo auprès de la préfecture de police de la ville. « Le commissariat de la police municipale a été dégradé », toujours selon cette source, qui évoque « des regroupements non déclarés de ce jour ». Une tentative d’incendie a pu être évitée. Il n’y a pas eu de blessé.
Intrusion à la mairie de Lille
A Lille, c’est en milieu d’après-midi que des manifestants ont forcé plusieurs entrées de la mairie saccageant le bâtiment avant de s’enfuir rapidement, a constaté un journaliste de l’AFP. Quelques minutes plus tard, des CRS entraient dans les lieux pour vérifier que plus aucun manifestant ne s’y trouvait. Les entrées du bâtiment ont ensuite été gardées par des policiers
Le maire socialiste de Lille confirme que « des casseurs ont attaqué l’hôtel de ville et ont réussi à s’introduire notamment dans les locaux de la maison de la médiation où ils ont dégradé du mobilier » ce samedi.
« Nous n’avons heureusement que très peu de dégâts matériels et surtout pas d’agents blessés », écrit-il dans un message sur X.
Cet après-midi en marge d’une manifestation lilloise d’une ampleur inédite et qui porte des revendications légitimes, des casseurs ont attaqué l’hôtel de ville et ont réussi à s’introduire notamment dans les locaux de la maison de la médiation où ils ont dégradé du mobilier. Nous n’avons heureusement que très peu de dégâts matériels et surtout pas d’agents blessés. Je condamne fermement ces actes profondément révoltants et intolérables. Ils se sont attaqués à un symbole républicain, la Maison du Peuple, et à notre service public, celui qui fait le ciment de notre société. Par ailleurs, des commerces ont été saccagés. J’apporte tout mon soutien aux commerçants face à ces actes qui sont tout autant inacceptables. Je remercie les forces de l’ordre et nos agents de la police municipale pour leur professionnalisme et leur engagement.
— Arnaud Deslandes (@Ardeslandes) October 17, 2026
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