Les islamistes contrôlent beaucoup de territoires au Mali
Mali : des terroristes islamistes tuent 16 chauffeurs routiers pour avoir ravitaillé Bamako en carburant
La région du Sahel est sur le point de basculer en raison de la montée en puissance des attaques djihadistes. Des terroristes islamistes d'un groupe affilié à Al-Qaïda ont tué 16 chauffeurs de poids lourds qui circulaient dans la région de Kayes, dans l'ouest du Mali, fin janvier. Les djihadistes effectuent un blocus de carburant autour de la capitale malienne, en s’attaquant aux camions-citernes venant notamment du Sénégal et de la Côte d’Ivoire.
Par Karim Maloum
Publié le 12 mars 2026

Des chauffeurs routiers au Mali font face à la mort pour ravitailler Bamako en carburant.
La barbarie islamiste est une réalité quotidienne pour les Maliens. Depuis septembre et le blocus sur le Mali décrété par des terroristes islamistes d’un groupe affilié à Al-Qaïda le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans affilié à al-Qaïda, le Jnim, les camion-citernes sont systématiquement attaqués.
Le 29 janvier, des combattants du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM ou Jama’at Nusrat al-Islam wa al-Muslimeen, JNIM) ont attaqué un convoi d’au moins 40 camions-citernes escorté par l’armée en route pour la ville de Kayes, dans la région de Kayes, au moins 16 chauffeurs routiers ont été exécutés.
Le GSIM, qui opère principalement au Mali et au Burkina Faso, s’est imposé comme le groupe jihadiste le plus puissant de la région.
Depuis plusieurs mois, des camions incendiés venant d’Abidjan ou de Dakar se comptent par centaines et font partie de la stratégie de djihad économique du JNIM, qui cherche notamment à étouffer Bamako et la junte militaire au pouvoir.
Dans un communiqué publié le jour de l’attaque, le GSIM a revendiqué avoir pris pour cible les troupes maliennes entre Diboli et Kayes, mais n’a fourni aucune autre information. Les autorités maliennes n’ont pas informé le public de cet incident et n’ont pas répondu à une lettre envoyée par Human Rights Watch le 2 mars pour obtenir leurs commentaires.
Les conducteurs braqués, tués, blessés et certains égorgés
Les attaques des camions-citernes par le Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), coalition affiliée à Al-Qaïda, dirigé par Iya Ag Ghaly autour de la capitale malienne inquiètent de nombreux observateurs. Chaque jour, des meurtres sont perpétrés. Le Mali est la cible de la barbarie islamiste. Des vastes territoires parfaits pour regrouper des djihadistes du monde entier.
Les autorités militaires maliennes ont eu recours aux escortes armées pour briser le blocus de l’approvisionnement en carburant imposé par les jihadistes à ce pays enclavé. Mais, même sous escorte, les convois sont fréquemment pris pour cibles.
Le JNIM, affilié à al-Qaïda a étendu ces derniers mois son influence sur une large partie du territoire, qu’aucune étude solide n’a à ce stade quantifiée précisément, et se finance grâce à la collecte de taxes et par les rançons d’enlèvements.
Une coalition de groupes djihadistes affiliés à Al-Qaïda assiège la capitale du Mali. La région du Sahel est sur le point de basculer à cause de la recrudescence fulgurante des attaques djihadistes. Le Mali est sur un chemin de crête. La France et l’Algérie ont déjà sauvé le Mali des griffes des islamistes. Mais la junte militaire au pouvoir, qui a fondé son pouvoir sur la haine des Français et des Algériens, s’apprête à être expulsée manu militari par les jihadistes.
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