Macron déplore que les « angoisses légitimes » des jeunesse soient « exploitées politiquement », mais sans dénoncer les pompiers pyromanes de LFI
En plus des blocages des lycéennes et de leur cortège de vandalisme, il y a une augmentation des agressions physiques contre des policiers et des citoyens. Comme toutes les émeutes, celles-ci sont téléguidées en sous-main par les partisans du chaos. Emmanuel Macron déplore que les «angoisses légitimes» des jeunes soient «exploitées politiquement et transformées en violences urbaines». Il incombe à un chef d'État de désigner la bête et de la combattre.
Par Karim Maloum
Publié le 14 octobre 2026

Le devoir d'un président de la République ne se limite pas à commenter, il est également chargé d'agir.
Emmanuel Macron a reconnu mercredi 14 octobre que « la jeunesse exprime des angoisses légitimes », mais a déploré qu’elles soient « exploitées politiquement et transformées en violences urbaines avec des scènes inacceptables ». Il s’agit pour les lycéens de manifester leur mécontentement face au manque de ressources allouées à leurs établissements et de remettre en question l’entreprise destructrice que constitue Parcoursup. Jusque-là, rien à redire.
Le chef de l’État a demandé au gouvernement « d’apporter des réponses concrètes (…) dans les semaines à venir », notamment sur la question du bâti scolaire qui est « une des revendications principales » des lycéens, selon des propos rapportés par la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon à la sortie du Conseil des ministres.
Le président ne se pose pas les bonnes questions, comme d’habitude, c’est ce qui arrive. Toutefois, une contradiction majeure se manifeste immédiatement : comment des lycéens peuvent-ils sérieusement manifester leur mécontentement quant à la vétusté des infrastructures scolaires tout en les endommageant ou les incendiant?
C’est la main des partisans du chaos qui est là. Le président regarde ailleurs, comme c’est la règle à chaque fois. Cependant, une violence inacceptable caractérise ces manifestations, qui est née d’une manipulation indigne et grossière de la part de la France Insoumise. Depuis un certain temps, les décisions des autorités, qu’elles soient de gauche ou de droite, ont affaibli l’autorité du professeur, la valeur du travail et le goût pour la connaissance. Ils s’en prennent aux proviseurs et aux établissements d’enseignement. C’est lunaire.
Ce mouvement des lycéens a suscité deux types de discours : pour les uns, il s’agissait d’une saine révolte de la jeunesse contre la dégradation des conditions d’études, pour les autres d’une entreprise de manipulation des jeunes en cette période pré-électorale.
Il me semble cependant nécessaire de comprendre sur le fond ce qui se joue dans ce mouvement d’une jeunesse qui semble avoir rompu les amarres avec les générations antérieures.
Les policiers sont le dernier rempart face à la barbarisation de la société
D’après Denis Collin, qui fait partie des chroniqueurs de Rupture-mag : la flatterie est un poison dangereux. Platon le soulignait déjà. Le pire service qu’on puisse rendre à cette jeunesse est de la flatter, ce dont se privent rarement les politiciens, comme ce candidat à la présidence de la République qui annonce qu’il refuse toute sélection et que s’il y a 30 000 candidats de plus pour entrer en fac, on créera 30 000 places ; ailleurs, il se félicite que, pour la première fois dans l’histoire, les jeunes enseigneront aux anciens pour qui il faut voter… Quand on apprenait les fables de La Fontaine, on savait que « tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute ».
La violence débridée d’une frange de la jeunesse et adolescente pour attaquer le corps enseignants, les responsables d’établissement et les forces de l’ordre franchit toutes les limites. Sur fond d’un ensauvagement généralisé, la chronique de la haine « antiflics » est alimentée chaque jour par des épisodes choquants.
Les élèves protestataires sont chauffés à blanc par des messages sur les réseaux sociaux des députés et dirigeants de la France Insoumise. Des individus encagoulés, habillés de noir, miliciens ultraviolents appelés « antifas » et sortis de nulle part se glissent parmi les lycéens pour en découdre.
Il est de la responsabilité du président de la République d’assumer ces responsabilités. Il lui revient de ne pas permettre que les lycées soient enflammés par les réseaux sociaux et immédiatement pris en charge par la gauche radicale.
Les policiers sont le dernier rempart face à la barbarisation de la société. 2023 où plusieurs universités avaient été occupées et saccagées lors du mouvement contre la réforme des retraites. La violence s’est installé. C’est dans ce contexte que, le lundi 12 octobre, un élève de 14 ans a pénétré dans son collège d’Aubagne et a tiré au fusil de chasse sur le chef d’établissement. Ce dernier a été blessé, ainsi qu’une enseignante. Le devoir d’un président de la République ne se limite pas à commenter, il est également chargé d’agir.
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