Les USA prévoient des sanctions sans précédent contre l’Iran, des mesures contraignantes sont déjà en vigueur

Comme Donald Trump ne sait pas comment mettre un terme à la guerre contre l'Iran, le président américain est en difficulté et navigue à vue. Les États-Unis vont imposer "les sanctions les plus sévères de l'histoire" contre l'Iran, a déclaré jeudi le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent. Cela laisse entendre que cette démarche contribuerait à réduire la nécessité de nouvelles opérations militaires pour éliminer le régime de Téhéran. Pourtant, des mesures contraignantes sont déjà en vigueur.

Par Karim Maloum

Publié le 21 août 2026

Les USA prévoient des sanctions sans précédent contre l’Iran, des mesures contraignantes sont déjà en vigueur

L4Iran résiste quasiment sans interruption, depuis près de 47 ans à de lourdes sanctions économiques.

Les Etats-Unis vont imposer « les sanctions les plus sévères de l’histoire » contre l’Iran, a déclaré jeudi le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent. L’objectif des États-Unis est de faire évoluer la position de l’Iran dans le conflit au Proche-Orient.

Téhéran résiste quasiment sans interruption, depuis près de 47 ans à de lourdes sanctions économiques. Cette annonce qui suscite le scepticisme des observateurs occidentaux, tant le régime iranien est déjà soumis à une myriade de sanctions – dont la plus emblématique est le blocus de ses ports par la marine américaine, en réponse au contrôle du détroit d’Ormuz.

Ces commentaires interviennent après que le président américain Donald Trump a affirmé mardi 18 août qu’aucune discussion avec l’Iran n’avait lieu en ce moment, et Téhéran a assuré que son verrou sur le détroit d’Ormuz tenait toujours, des positions qui illustrent l’impasse dans laquelle se trouve le conflit. La situation dans la région reste tendue même après que les hostilités se sont atténuées après les frappes israélo-américaines et les répliques iraniennes des premières semaines.

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araqchi, a décrit les commentaires effectués mercredi par Donald Trump sur son réseau Truth Social comme une tentative pour détourner l’attention de l’opinion américaine des problèmes financiers intérieurs, citant la dette publique record de plus de 40.000 milliards de dollars et les taux d’intérêt élevés.

La dette du gouvernement américain a dépassé pour la première fois la barre des 40.000 milliards de dollars, selon les données publiées mercredi 19 août le département américain du Trésor, alimentant les craintes d’une crise financière à l’horizon alors que le bond des coûts liés aux programmes sociaux et aux versements d’intérêts dépasse de loin les recettes, freinées par les allègements d’impôts.

Dans ce contexte, les prix du pétrole ont grimpé

Les nouvelles menaces du président américain Donald Trump inquiètent le marché pétrolier. Le baril de Brent, référence internationale, demeure toujours au-dessus du seuil symbolique des 90 dollars jeudi après-midi, sous l’effet des perturbations des flux pétroliers dans le détroit d’Ormuz.

Le baril de Brent a progressé de 2 % pour atteindre 93,76 dollars. Plus tôt dans la journée, son prix avait grimpé jusqu’à 94,71 dollars.

Washington intensifie la pression exercée sur l’Iran, après des mois de conflit. Donald Trump a menacé ce mercredi de « terribles » mesures économiques « tout pays » qui aiderait l’Iran dans son effort de guerre.

« J’annonce que TOUT pays qui permettra à ses institutions financières, à ses entreprises, à ses aéroports ou à ses entités gouvernementales d’offrir une quelconque forme de bouée de sauvetage à l’Iran fera lui-même face à de TERRIBLES répercussions économiques », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Téhéran a dénoncé un « terrorisme économique » et estimé qu’il s’agissait de manoeuvres de l’administration Trump pour détourner l’attention de problèmes intérieurs aux États-Unis, dont la lourde dette publique américaine.
Face à ces sanctions, l’Iran a mis en garde mercredi 19 août les pays du golfe contre toute assistance à l’armée américaine, qui serait considérée comme un soutien aux opérations militaires de Washington contre la République islamique, a déclaré le chef des forces armées iraniennes.

K. M.

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