« Je veux juste qu’il rentre chez lui » : Zinedine Zidane apporte son soutien au journaliste français Christophe Gleizes détenu en Algérie

Lors de sa conférence de presse de présentation comme sélectionneur des Bleus, ce mardi matin au siège de la FFF à Paris, Zinedine Zidane a eu une pensée pour Christophe Gleizes. Interrogé à ce propos, il a tenu à apporter son soutien au journaliste et à sa famille.

Par Karim Maloum

Publié le 28 juillet 2026

« Je veux juste qu’il rentre chez lui » : Zinedine Zidane apporte son soutien au journaliste français Christophe Gleizes détenu en Algérie

Zidane : «Je veux que Christophe Gleizes puisse rentrer chez lui».

Pour sa première conférence de presse en tant que sélectionneur de l’équipe de France, Zinedine Zidane a eu une pensée pour Christophe Gleizes. Interrogé à ce propos, il a tenu à apporter son soutien au journaliste et à sa famille.

Le nouveau patron des Bleus a aussi eu une pensée pour ses parents. Lui-même père de quatre enfants, Zinedine Zidane, a dit «bien sûr que je soutiens, comme un parent. Et comme l’a dit le président, la FFF soutient M. Gleizes et sa famille. On espère simplement qu’il puisse rentrer à la maison avec ses parents. Je suis juste parent, et je veux juste qu’il rentre chez lui pour être avec sa famille.»

C’est la première fois que ZZ, qui a vu le jour à Marseille et est algérien de Kabylie, exprime son opinion sur ce sujet. Invités de l’émission « C dans l’air », sur France 5, samedi 13 juin, la mère et le beau-père du journaliste sportif français Christophe Gleizes, détenu en Algérie, ont confirmé avoir envoyé des messages aux footballeurs stars Kylian Mbappé, Karim Benzema et Zinédine Zidane pour leur demander un soutien officiel. Mais l’appel reste pour l’instant sans réponse alors que l’équipe de France, emmenée par Mbappé, son capitaine, entre en lice de la Coupe du monde, mardi, face au Sénégal.

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a été une fois de plus sollicité par sa mère pour «faire preuve de grande bienveillance envers lui et sa famille, y compris sa grand-mère, son frère et sa compagne. On lui fait confiance, on a confiance en sa compassion pour Christophe», a-t-elle ajouté.

Aujourd’hui, Christophe Gleizes paie le prix d’un pouvoir qui redoute le regard extérieur. Comme tant d’autres journalistes, militants, avocats, écrivains et prisonniers d’opinion algériens, il est pris dans une mécanique où l’arbitraire tient lieu de droit.

Accusé d’apologie du terrorisme

En visite en Allemagne, le chef de l’Etat algérien Abdelmadjid Tebboune a refusé de répondre à une question sur le journaliste français Christophe Gleizes en prison en Algérie depuis un peu plus d’une année. « Je ne parlerai de cela qu’en Algérie ». C’est la réponse du chef de l’Etat algérien, depuis Berlin, ce jeudi 16 juillet, lors d’une conférence de presse conjointe avec le chancelier allemand Friedrich Merz.

Journaliste indépendant, âgé de 36 ans, collaborateur des magazines So Foot et Society, Christophe Gleizes s’est rendu en Algérie en mai 2024, notamment pour un sujet sur un club de football emblématique de la Kabylie, la JSK (Jeunesse sportive de Kabylie). Il a été arrêté le 28 mai 2024 à Tizi Ouzou et a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire, puis jugé après 13 mois. Il sera condamné, le 29 juin, à sept ans de prison. 

Les accusations portées contre lui sont “apologie du terrorisme” et “possession de publications dans un but de propagande nuisant à l’intérêt national”, liées à ses contacts avec un dirigeant du club qui est aussi responsable du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK), classé comme organisation terroriste par les autorités algériennes depuis 2021. 

K. M.

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